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ART DE VIVRE LA PEINTURE ET LA POESIE A LA RETRAITE
vendredi 26 juin 2009, a 23:14
photo de l'arboretum suite 10
 

jeudi 25 juin 2009, a 22:40
photo de la visite de l'arboretum
 

jeudi 25 juin 2009, a 22:09
photo de l'arborétum de la vallée au loups suite 8
 

mercredi 24 juin 2009, a 23:16
photo visite de l'arboretum de la vallée aux loups suite 6
 

 

 

vu du dessous de cette arbre tout en largueur

mercredi 24 juin 2009, a 23:06
photo visite l'arboretum suite 5
 

 

séquoia

 

la deuxième photo est le seule sequoia ayant poussé en largueur

une anomalie de la nature 

mardi 23 juin 2009, a 10:59
photo de ma visite arboretum de la vallée aux loups suite 4
 

palmier du japon qui supporte de grand froid

lundi 22 juin 2009, a 10:49
photo de la visite suite 3 l'arboretum
 

 

- le Séquoia Redwood(Sequoia sempervirens) a été découvert par Menzies en 1769 et introduit en Europe en 1840. Il s'appelle "redwood" en raison de son bois rouge. C'est l'arbre le plus haut au monde (113 m aux États-Unis, côte Ouest), mais il a été battu par un eucalyptus australien (qui atteignit 132 m). Les plus hauts en France sont dans la forêt de Ribeauvillé, dans l'Aisne (52 m, planté en juillet 1856 en l'honneur de la naissance du fils de Napoléon III) et dans le Doubs, commune de Russey (55m).
Il pousse rapidement, atteignant 30 m en 30 ans. Il rejette de souche. Son bois, dépourvu de canaux résinifères, est utilisé en menuiserie. Les fruits atteignent la maturité au bout de un an.
Leur écorce épaisse les protège en cas d'incendie de forêt.

dimanche 21 juin 2009, a 13:37
photo de la visite arboretum suite 2
 

 

A partir de 1986, le conseil général des Hauts-de-Seine reprend l'arboretum et crée des jardins à thèmes liés à l'histoire ou à la topographie du site.
L'arboretum est classé à l'inventaire des sites pittoresques. Il présente une collection de plus de 500 espèces d'arbres et d'arbustes.
Autour de l'arboretum, le promeneur peut également découvrir le parc boisé et le parc de la maison de Chateaubriand.

 

Espèces : il y a deux espèces :
- le
Séquoia géant
(Sequoiadendron giganteum) a été introduit en Europe en 1853.
Il se reconnaît à son tronc qui s'élargit à la base. Un sujet, aux États-Unis, a atteint une telle largeur (10 m), qu'on a creusé un (étroit) tunnel routier à travers sont tronc. En France, le plus gros ne mesure (que) 4,2 m de diamètre et 13,3 m de circonférence à 1 m du sol. Il est à Chalus, Vienne. Le séquoia géant détient le record de vie (2.000 ans). Les fruits (cônes) du Séquoia géant mettent deux ans à mûrir et restent plus longtemps encore sur l'arbre.

samedi 20 juin 2009, a 15:49
photo visite suite 1 de l'arborétum
 

cet arbre à été déplacé et mis pendant quelques temps devant le grand palais et remis en terre à cette endroit là.

 

L'arboretum présente une riche collection botanique. Il est planté dans un parc paysager, orné d'une pièce d'eau avec île, de ponts suspendus et de différents kiosques, fabriques et fontaines.
Dans l'ancienne demeure à colombages, le conseil général des Hauts-de-Seine a créé un centre de documentation appelé Maison de l'arbre et des jardins

 

Le parc fut créé à la fin du XVIIIe siècle par le chevalier de Bignon. Par la suite, Charles-Louis Cadet de Gassicourt, pharmacien de Napoléon, agrémente son jardin de végétaux rares. En 1890, le pépiniériste Gustave Croux achète le site et l'enrichit de nouvelles espèces botaniques afin d'en faire la vitrine de sa pépinière.

vendredi 19 juin 2009, a 11:50
photo visite de l'arborétum de la vallée au loup
 

 

Dimanche j'ai été visité l'arboretum de la vallée au loup sous un soleil de plomb, nous avons fait la visite guidé du parc qui a duré deux heures.

Visite superbe ou, nos yeux ne savaient plus ou se poser, tellement la nature était belle avec la diversité de tous ses grands arbres. Certains étaient immenses tant en hauteur quand largeur

Nous avions en plus la chance d'avoir un guide qui connaissait son sujet par cœur et qui en parlait avec enthousiasme et savait capter l'attention du groupe, ce jeune homme après bac + 2, faisait 4 ans d'études pour s'occuper des parcs et jardins.

 

Arborétum

 

"Niché au cœur du parc de la Vallée-aux-Loups, à deux pas de la Maison de Chateaubriand, l'arboretum est un espace aux multiples visages qui raconte en toutes saisons la passion des arbres exceptionnels et le charme de ses jardins conçus comme des tableaux :... Les jardins à thèmes sont aménagés de part et d'autre de l'arboretum : jardin anglais, jardin de l'automne flamboyant, jardin des convolvulacées (collection nationale), jardin des aulnes, jardin des floraisons, jardin des Hydrangea, jardin des fruits, jardin des châtaigniers, place des grands arbres, jardin des écorces et des feuillaisons, jardin temporel et jardin de l'architecture végétal.
il comprend une collection unique de plus de 500 espèces d'arbres et d'arbustes répartis harmonieusement sur une superficie de 13,5 hectares

 

jeudi 18 juin 2009, a 13:18
photo suite7 et fin saint germain l'auxerois
 

mairie fait sur le même modéle

jeudi 18 juin 2009, a 13:08
photo suite 6 saint germain l'auxerois
 

beffroi

jeudi 18 juin 2009, a 12:57
photo visite suite 5 saint germain l'auxerois
 

Le monumental retable flamand situé dans l'une des chapelles latérales Nord fut offert par le comte de Montalivet, ministre de Louis-Philippe.

L'église Saint-Germain l'Auxerrois est, depuis l'Ancien Régime où les artistes étaient logés au Louvre, la "paroisse des artistes". La Société de Saint-Jean pour le développement de l'art chrétien, fondée en 1839 par Henri Lacordaire, y dit la messe et s'y réunit chaque troisième vendredi du mois ; et la messe selon le voeu de Willette pour les artistes morts dans l'année y est dite le Mercredi des Cendres

mardi 16 juin 2009, a 09:15
photo suite3 visite église saint germain l'auxerois
 

 

 

Sous le Premier Empire, un vieux projet de destruction de l'église, initié par Colbert afin de dégager la colonnade du Louvre par une vaste place au mileu de laquelle le pont-Neuf aboutirait, est envisagé puis abandonné dès la Restauration.

Le 14 février 1831, à l'occasion de la onzième commémoration de l'assassinat du duc de Berry, l'église, puis l'archevêché de Paris, sont dévastés par des émeutiers anti-monarchistes qui interprètent la cérémonie comme une provocation. Suite aux importantes dégradations, l'église restera fermée quelques années. Sa destruction est encore proposée, mais finalement des restaurations sont entreprises pendant la monarchie de Juillet dirigées par Jean-Baptiste-Antoine Lassus et Eugène Viollet-le-Duc. L'église est rendue au culte catholique vers 1840.

 

lundi 15 juin 2009, a 11:26
photo suite 2 église saint germain l'auxerois
 

 

 

L'église est ravagée au XVIIIe siècle : de 1745 à 1750, sous prétexte de restauration, le jubé], dessiné par Pierre Lescot et sculpté par Jean Goujon au XVIe siècle, disparaît, de même que les vitraux et le tympan du portail. Au début de la Révolution, après le retour forcé de la famille royale de Versailles aux Tuileries, le futur Louis XVII y fit sa première communion. Sous la Terreur, Saint-Germain est vidée de son contenu, et convertie en magasin de fourrage, en imprimerie, en poste de police, en fabrique de salpêtre. En 1795, le culte théophilanthropique (Sectephilosophiqueetreligieuse déiste fondée sous le Directoire.)  y est pratiqué.

lundi 15 juin 2009, a 11:13
photo église Saint germain L'Auxerois suite 1
 

 

Contrairement à ce qui est souvent dit et écrit, ce n'est pas le carillon du beffroi construit au XIXe siècle, en façade nord de l'édifice près de la mairie du 1er arrondissement, qui sonna le rassemblement des catholiques pour le sinistre épisode de la Saint-Barthélemy en 1572, mais les cloches situées dans la petite tour au sud de l'église. Son tocsin marqua le commencement du massacre des protestants de Paris. Une de ces cloches, nommée Marie, datant de 1527, existe toujours.

lundi 15 juin 2009, a 10:53
photo église Saint Germain l'Auxerois paris premier
 

 

Vendredi comme j'avais loupé mounette, je suis revenue à pieds jusqu'au Louvre et j'a pris le temps de visiter l'église Saint germain l'Auxerois ou mes 2 sœurs se sont marièes.

Très belle église qui m'a ramené à ma jeunesse dans ce quartier.

&&&&&

Saint-Germain-l'Auxerrois est une église située en face du Louvre et à coté de la mairie du Ier arrondissement. on s'apercevoit que Jacques Hittorff, architecte de la mairie, a souhaité réaliser un pendant à la façade de Saint-Germain l'Auxerrois, ce qui donne un effet de fausse symétrie tout à fait inhabituel. Elle est nommée en l'honneur de l'évêque Germain d'Auxerre.

Si l'histoire de Saint-Germain-l'Auxerrois débute à l'époque mérovingienne, il ne reste aucune trace visible de cette période. La partie la plus ancienne est la tour romane, qui date du XIIe siècle. Elle était surmontée d'une flèche qui fut abattue vers 1754 et remplacée par la balustrade actuelle. Au siècle suivant, sont édifiés le portail occidental, le chœur et la chapelle de la Vierge. L'église est en grande partie reconstruite au XVe siècle avec, en particulier, l'élévation du porche. Saint-Germain-l'Auxerrois devient l'église attitrée de la famille royale au moment où les Valois s'installent à nouveau au Louvre, au XIVe siècle. Paroisse des rois de France, en raison de sa proximité avec le palais, l'église est l'une des plus anciennes de Paris.

 

vendredi 12 juin 2009, a 15:12
photo de la visite n 11 de cluny
 

 

 

la mode au moyen age

 

traité de Pline l'Ancien

La dernière partie de sa vie est dévolue à une vaste compilation (trente-sept livres) dédicacée à Titus : son Histoire naturelle. Pline assure qu'il a utilisé plus de deux mille volumes pour rassembler la matière de cette vaste enquête sur la nature. Il y consacre tout son temps libre : son neveu raconte qu'en été il se livre à l'étude dès la tombée du jour et en hiver dès une heure du matin. À tout moment, pendant ses repas ou en voyage, il a toujours à ses côtés un lecteur et un copiste auquel il dicte des extraits de ce qu'il entend lire.

Son oeuvre est dominée par l'idée d'une nature « souveraine créatrice et ouvrière de la création », idée inspirée notamment par la doctrine stoïcienne, qui critique tout ce qui corrompt la nature, c'est à dire le luxe, les moeurs déréglées, etc. Ses conceptions générales sur le monde dont le soleil serait l'âme se rattachent à la vulgate philosophique de son temps.

L'Histoire naturelle de Pline se découpe en plusieurs parties :

  • le premier livre expose la structure de l'univers,
  • les livres III et IV sont consacrés à la géographie,
  • les livres VII à XI aux animalia, à tous les êtres vivants, hommes et animaux,
  • les livres XII à XIX à la botanique,
  • XX à XXXII à la médecine;
  • les livres XXXIII à XXXXVII traitent des minéraux, métaux et pierres précieuses.

jeudi 11 juin 2009, a 10:41
photo de la visite n 10 cluny
 

jeudi 11 juin 2009, a 10:31
photo de la visite 9 cluny
 

 

superbe vanity case des belles de l'époque romaine en argent

ainsi que quelques beaux flacons de parfum et d'onguent

 

mercredi 10 juin 2009, a 10:25
photo visite n8 de cluny
 

 

 

quelques produits trouvés dans des fouilles archéologiques restées dans leurs flacon ou boîte d'origine

et couleurs employées

 

mercredi 10 juin 2009, a 10:12
photo de la visite n 7 cluny
 

encore quelques coiffure de l'époque antique

 

Si l'Eglise invite très tôt le fidèle au renoncement de soi, celui-ci n'en reste pas moins attaché aux soins corporels. Ce goût du soin de soi perdure au Moyen Âge puis se transmet à l'homme de la Renaissance comme le montre le second volet de l'exposition présenté au Château d'Ecouen.

mardi 09 juin 2009, a 11:18
photo visite n6 cluny
 

coiffure des personnes dans l'époque antique

 

Ainsi, rompant avec l'image encore tenace d'un Moyen Âge obscur, l'exposition montre-t-elle au contraire la variété et le luxe des accessoires et des rituels de la toilette. L'art de la coiffure, parfois d'un raffinement inouï, se transmet d'une époque à l'autre. Peignes en ivoire, miroirs et autres instruments témoignent de la continuité des usages à travers celle des objets.

lundi 08 juin 2009, a 14:22
photo visite n 5 cluny
 

Afin de mieux connaître la composition des cosmétiques et leurs usages, une étude menée par les laboratoires de l'Oréal Recherche et le Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF-CNRS) a permis l'analyse de 144 échantillons de produits. Grâce à ces travaux, l'homme du XXIe siècle redécouvre couleurs et odeurs de la beauté antique et médiévale. Des objets contenant des traces de fard ou d'onguent, comme l'extraordinaire pyxide de Londres emplie de crème à blanchir, ou encore des représentations de visages maquillés, évoquent l'art d'embellir. Des manuscrits antiques et médiévaux présentent les ingrédients utilisés et les différentes étapes de fabrication des cosmétiques.

samedi 06 juin 2009, a 10:18
photo visite n4 cluny
 

 

 

Le bain était un moment important de la vie quotidienne dans l'Antiquité. Aussi, est-ce très naturellement que la salle du frigidarium du « Palais des Thermes » de l'antique Lutèce accueille cette exposition dédiée aux cosmétiques et aux soins du corps de l'Antiquité au Moyen Âge.

Dans cet espace récemment restauré, et dans deux salles de l'hôtel de Cluny, un ensemble d'œuvres évoque l'art du bain et de la toilette : sculptures, vases, flacons de parfums, pyxides, boîtes à fards, nécessaires de toilette, objets de la vie quotidienne, miroirs, peintures, tapisseries...

 

vendredi 05 juin 2009, a 13:28
photo de la visite3 cluny
 

 

Fonction des thermes

Lieux incontournables de la vie sociale romaine, les thermes étaient fréquentés par tous. Certains jours ou certains horaires étaient réservés aux femmes. Dédiés aux soins du corps, les thermes étaient aussi un lieu de délassement. On y pratiquait le sport, la lecture, la discussion...

Le mot “thermes” évoque davantage la chaleur que l'eau. De fait, le parcours thermal était proche de celui du hammam :

le corps était exposé à des atmosphères chaudes et froides de manière à procéder à un nettoyage en profondeur de l'épiderme. Des bassins permettaient de se rafraîchir et de se nettoyer après avoir transpiré.

Le frigidarium

Le frigidarium est la première pièce dans laquelle pénètrent les utilisateurs des thermes. Celui de Cluny est un espace en forme de T qui se déploie sur une superficie d'environ 250 m2. Il est éclairé par 4 baies en arcade. Situées en hauteur,

elles étaient vitrées au moment de la construction du bâtiment.

Le frigidarium est l'unique monument conservé de Lutèce qui permette d'apprécier les volumes des édifices romains. Il

 

jeudi 04 juin 2009, a 09:06
photo de la visite 2 de cluny
 

 

 

Aujourd'hui, une partie des installations souterraines est connue (accessible seulement en visite accompagnée). Un niveau est réservé aux réseaux hydrauliques et aux égouts. Un autre niveau se compose de petites pièces qui servaient certainement à stocker le bois, les onguents, les serviettes et autres choses nécessaires au bon fonctionnement d'un établissement thermal.

A ciel ouvert, les promeneurs du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel peuvent apercevoir les vestiges des murs du caldarium et du pseudo-caldarium avec sa voûte effondrée. Le frigidarium est le seul espace des thermes conservé en élévation.

 

jeudi 04 juin 2009, a 08:54
photo de la visite de cluny
 

 

j'ai fait cette visite samedi après midi, il faisait très beau

et c'était très agréable, nous avions une guide qui nous à commenter sur les produits de beauté à l'époque gallo-Romaine et moyen-âge

 

Unique témoignage de la splendeur des bâtiments romains du Paris antique, les thermes de Cluny sont parmi les vestiges les plus monumentaux du nord de la France. A l'issue d'une campagne de restauration initiée en 2000, le  frigidarium réouvre ses portes au public le 20 mai 2009 à l'occasion de l'exposition « Le bain et le miroir. Soins du corps et cosmétiques de l'Antiquité au Moyen Âge ».

Les thermes de Cluny ou thermes du nord de Lutèce se trouvaient au coeur de la cité, non loin du forum et du théâtre. Ils occupaient une superficie d'environ 6000 m2, ce qui en faisait les plus grands des trois thermes publics connus de Lutèce.

Construits au Ier siècle de notre ère, ils ont été utilisés jusqu'à la fin du IVe siècle. Même s'ils perdent leur destination d'usage à ce moment là, les thermes n'ont jamais cessé d'être occupés.

A la fin du XVeme siècle, la construction de l'actuel hôtel de Cluny inclut une partie des vestiges de ces thermes. Ils deviennent alors la propriété de l'abbaye de Cluny et bénéficient ainsi d'un statut foncier qui les a certainement préservés du pillage.

 

mardi 02 juin 2009, a 10:49
photo exposition utrillo valadon suite 12 et fin
 

utrillo

 

Mai 1924, alors que la galerie Bernheim-Jeune organise une nouvelle exposition de ses oeuvres, Maurice Utrillo tente de se suicider. Enfermé dans un réduit, il se fracasse la tête contre les murs. La police doit intervenir et l'arrêter. Libéré, il est alors soigné, puis envoyé en convalescence au château de Saint-

Bernard.

Pendant cette décennie, la peinture de Maurice Utrillo suit une orientation nouvelle. On qualifie cette période de « colorée ». Au cours de « l'époque blanche », le peintre assurait l'unité de ses compositions par l'utilisation subtile de la lumière et l'harmonisation des tons. A présent, il équilibre ses représentations par la géométrisation des formes. Des lignes noires, dures et sèches structurent ainsi tout l'espace pictural. Enserrées dans cette architecture, les couleurs gagnent en intensité. Leur vivacité est proportionnelle à la rigidité de la composition. On est tenté d'établir un parallèle entre les quatre années d'internement de l'artiste et sa peinture. Dans l'orthogonale rigueur de l'univers carcéral, c'est en ayant recours aux crises, aux évasions et aux tentatives de suicide, qu'Utrillo manifestait sa volonté de sortir, son besoin de liberté, sa soif de vie. Dans la stricte délimitation des plans, l'exacerbation des couleurs n'exprime-t-elle pas une semblable aspiration ? Par la suite, une certaine lassitude se fait sentir. La facture est moins soignée. La touche se relâche. Utrillo n'a plus rien à conquérir.

1925-1955. Des premiers séjours au château de Saint-Bernard à sa mort :

1925. La gloire de Maurice Utrillo traverse les frontières. Des expositions se tiennent à Bruxelles, Berlin, Düsseldorf et Hambourg. Utrillo est une véritable affaire commerciale. Les ventes des tableaux dégagent une fortune. Au début de l'année, le marchand Josse Bernheim, qui veut préserver les intérêts de l'artiste, aide Suzanne Valadon à acquérir un pavillon, avenue Junot. Parallèlement, les études critiques se multiplient.

Pour autant, Utrillo reste à l'écart de cette agitation artistique. Il réside au château de Saint-Bernard. Il y demeurera jusqu'à son mariage en 1935. Nous sommes assez bien informés sur sa nouvelle existence :

Annette Jacquinot, employée par les Utter pour veiller sur la santé et les activités du peintre, a noté tous se s souvenirs. En voici quelques extraits :

Une autre fois, il passe par une lucarne, trébuche au-dessus d'une porte, va dans le cabinet de toilette de Valadon, boit du marc, Dubonnet. Il était dans un état…

Une lettre, adressée à André Utter en date du 21 octobre 1925, nous apprend que Diaghilev souhaite rencontrer Utrillo afin de lui commander le décor du ballet Barabau, que le célèbre chorégraphe doit monter l'année suivante à Paris. Une telle démarche témoigne de la notoriété internationale que l'artiste a

acquise à cette époque.

Utrillo réside le plus souvent au château de Saint-Bernard où il exerce son art, suivant son humeur, et

s'intéresse aussi peu que possible à ses affaires artistiques et commerciales.

 

 

 

En mars 1933, Madame Lucie Pauwels-Valore perd son époux. Maurice Utrillo, très respectueusement, lui adresse se s condoléances. Il semble que dès leur première rencontre, Utrillo se soit pris d'affection pour celle qui allait devenir Madame Utrillo.

En effet, une nouvelle vie commence pour Maurice Utrillo. Dans un premier temps, le couple s'installe à Angoulême. Maurice peint. Lucie s'occupe du reste Suzanne, de son côté, s'enferme progressivement dans une solitude orgueilleuse. Dans la lettre que nous venons de citer, André Utter s'en montre surpris : « Suzanne reste de plus en plus incompréhensible et traverse une crise d'orgueil et de prétention incommensurable, la modestie lui seyait si bien – mais je crois que cette modestie n'était qu'apparente et que seule une timidité maladive cachait un orgueil insensé. Tant pis. » Elle vit, recluse, dans son atelier de l'avenue Junot. C'est donc éloignée des siens que meurt Suzanne Valadon, le 7 avril 1938. Ne pouvant supporter la disparition de sa mère, Maurice

refuse d'assister à son enterrement au cimetière parisien de Saint-Ouen. Il s'enferme dans son oratoire et Peu avant la guerre, Lucie Valore acquiert une maison au Vésinet, rue des Bouleaux. Maurice la baptise :

‘A la bonne Lucie'. Le peintre s'installe dans le confort d'une vie bourgeoise sans contrainte, ni souci.

Quelques critiques s'en étonnent, et Francis Carco s'écrira : « Lucie Utrillo-Valore avait soustrait Utrillo à Montmartre pour le confiner au Vésinet ! »

Peu avant sa mort, Maurice Utrillo participe au tournage de Si Paris nous était conté, de Sacha Guitry.

Toujours sensible aux honneurs, c'est avec joie qu'il reçoit, le 17 octobre 1955, la Médaille d'Or de la Ville de Paris. En cure annuelle à Dax, il décède le 5 novembre 1955 au Grand Hôtel, à l'âge de 72 ans.

Quatre jours plus tard, 50 000 personnes suivent le cortège funèbre jusqu'au cimetière Saint-Vincent de Montmartre.

Cette dernière période qui s'étend sur les trente dernières années de la vie du peintre, se caractérise par une production abondante reprenant indéfiniment les mêmes thèmes. Maintenu constamment sous surveillance au château de Saint-Bernard, puis à Angoulême et au Vésinet, Maurice Utrillo recourt aux cartes postales pour réaliser ses compositions.

 

mardi 02 juin 2009, a 10:42
photo exposition utrillo valadon suite 11
 

 

tableaux valadon

 

 

En juin 1917, Suzanne Valadon part pour Belleville-sur-Saône rejoindre André Utter qui, blessé par un éclat d'obus, y séjourne en convalescence. Utrillo se retrouve seul.

Il regagne sa Butte Montmartre et se fixe auprès de son ami César Gay. Redécouvrant l'alcool et son emprise, il se fait arrêter, le 18 août, rue Feurtrier, pour avoir brisé la vitrine d'une boulangère. Une fois de plus, Utrillo doit reconnaître son ivresse..

Nous ne le savons pas. Ayant franchi le dernier cercle de la dipsomanie, il semble alors ne pouvoir que partager son enfer avec son entourage. Il y réussit fort bien puisque le 2 avril 1920, André Utter le conduit une nouvelle fois aux portes de l'asile de Picpus. Nous sommes loin de Sannois. Du vin à coulé dans les verres. L'accueil n'est guère chaleureux. L'établissement – il est vrai – retrouve son évadé ! Il est alors traité comme un fou et dangereux récidiviste. Qui plus est, compte tenu des précédents, le préfet de police décide de remplacer son internement volontaire en placement d'office ! Cette nouvelle situation inquiète ses proches. Pour obtenir l'abrogation de cet arrêté, Suzanne Valadon et Utter interviennent auprès de leurs amis.

Comme par provocation, Maurice Utrillo se fait prendre le lendemain, Place de la Bourse. Selon le rapport du docteur Clérambault, il urinait « contre la paroi extérieure d'un urinoir […] Emmené au poste, il a frappé ou s'est rebellé et, d'un coup porté à la tête de l'agent qui le conduisait, il a fait tomber son képi. […] De plus, quelques minutes auparavant, il a été vu s'approchant d'une femme assise sur un banc et, sans la

moindre provocation de la part de cette dernière, essayant de l'embrasser. A ce moment, d'après les dires mêmes de l'agent, le prévenu semblait en état d'ivresse ». Il est placé au dépôt. Le 30 mai, le tribunal le déclare « irresponsable ». Néanmoins, il est maintenu en détention à la Santé. Le 29 juin, il est mené à

Sainte-Anne. Le lendemain, Utter engage une procédure de transfert vers la clinique psychiatrique d'Ivry.

Le 7 juillet, Utrillo y est admis.

1924. Maurice Utrillo V. » Nous retrouverons bientôt le « fervente admiratrice ». Elle va jouer un rôle essentiel dans la vie de l'artiste.

 

lundi 01 juin 2009, a 11:36
photo exposition utrillo valadon suite 10
 

 

 

Le 20 juin 1915, à l'âge de 85 ans, la grand-mère Coulaud meurt.

Tout au long de l'année, Maurice Utrillo égrène ainsi les tableaux, les bistrots et les esclandres. Il n'est donc pas surprenant de le retrouver, ce 27 décembre 1915, à l'hôpital de Villejuif. C'est André Utter, alors en permission, qui l'y conduit directement. Il est muni d'un certificat du docteur Revertégat qui décrit le peintre « atteint de dégénérescence mentale avec impulsions dipsomaniaques ayant amené un état

d'alcoolisme chronique avec des accès subaigus, accompagnés d'idées de persécution, d'interprétations

délirantes, d'illusions sensorielles et d'excitations avec violences contre son entourage et bris d'objets. Il

prétend que la bande de Montmartre le poursuit partout, envoie des émissaires pour l'injurier ; que les femmes se moquent de lui dans la rue ou le provoquent. Il se voit entouré d'esprits malfaisants et le soir aperçoit des figures grimaçantes »… Utrillo reste interné plus de dix mois.

C'est dire que Maurice Utrillo passe pratiquement toute l'année 1916 à l'ombre des murs de l'hôpital de Villejuif. On demeure peu informé sur son séjour. On sait qu'il y peint. Une lettre qu'il adresse à César Gay, le 28 septembre 1916, nous renseigne sur sa déplorable condition d'interné :

Le 8 novembre 1916, le docteur Colin autorise enfin sa sortie. Utrillo « ne présente plus les troubles mentaux qui avaient motivé son entrée » et peut « être rendu à sa mère qui le réclame et s'engage à le surveiller ».

Afin de le protéger, il semble bien que Suzanne ait envisagé de le marier à son modèle, Gaby. Elle annonce ce mariage à Tabarant. Cet espoir ne connaîtra aucune suite…

Parallèlement, le milieu artistique parisien s'intéresse de plus en plus à sa peinture. En mai 1917, Bernheim-Jeune présente à l'occasion d'une exposition de groupe quelques-unes de se toiles dans sa galerie. Le marchand Delloue profite de la rupture entre Utrillo et Libaude pour nouer des liens plus

solides. Il parvient à devenir son principal marchand et lui loue une chambre d'hôtel, 70 rue des Poissonniers.

 

lundi 01 juin 2009, a 11:26
photo exposition utrillo valadon suite 9
 

 

tableaux utrillo

 

 

Décembre 1912, la santé d'Utrillo se dégrade. Il faut de nouveau l'admettre dans la clinique de Sannois.

1913, excepté un voyage de deux mois en Corse, en automne, Maurice Utrillo passe pratiquement toute

l'année dans la clinique du docteur Revertégat à Sannois.

 

Ce n'est qu'en octobre que Maurice Utrillo, Suzanne Valadon et André Utter partent pour la Corse. Ils s'établissent à Belgodère en Haute-Corse. Dans son autobiographie, Utrillo retient de ce

séjour une carte postale littéraire :

« La Corse est un pays pittoresque et agréable à parcourir. Rien n'y manque, la Mer, les Montagnes principalement et la forêt, le maquis où maints brigands célèbres s'illustrèrent. J'ai souvenance de certaines femmes en apparence, et peut-être en réalité, innocentes qui me plaisaient quelque peu. En

Corse, le vin est bon, la nourriture quoique épicée est potable et supérieure à celle de beaucoup de restaurants parisiens. »

Pour son malheur, Utrillo profite de cette entrée d'argent frais pour reprendre ses pérégrinations alcooliques sur la Butte Montmartre. On le retrouve au ‘Casse-Croûte' ou chez la ‘Belle Gabrielle'. La sanction ne se fait pas attendre. A Noël, Utrillo doit de nouveau subir une cure de désintoxication dans la clinique du docteur Revertégat.

1915-1924. La période colorée :

Le 7 décembre 1914, sous l'emprise de « ce démon pernicieux et fauteur de folie », ainsi qu'Utrillo l'écrira lui-même à sa mère quelques jours plus tard, il frappe une dame François à coups de casserole et brise la glace d'un avertisseur d'incendie ! Aussitôt arrêté et mené au commissariat du XVIIIème arrondissement, il est peu après placé à l'hôpital Sainte-Anne. Il y reste interné trois semaines. Il est alors transféré à l'asile

clinique de Villejuif. Sur le bulletin d'admission, le docteur Colin mentionne que « M. Maurice Utrillo est atteint d'alcoolisme chronique. Ethéromanie. Calme en ce moment, ne paraît pas présenter de délire ». Le 18 janvier 1915, il sort officiellement « guéri des troubles mentaux qui avaient motivé son entrée » ! Il est probable qu'Utrillo ait été remis en liberté pour être immédiatement incorporé dans les armées en guerre.

A peine sorti, Utrillo est en effet convoqué à Argentan par les autorités militaires. Cependant le 20 janvier, compte tenu de ses antécédents et à la suite d'un examen médical, il est définitivement exempté, par le Conseil de révision qui le déclare inapte au service national en raison de ‘maladie nerveuse'.

De retour à Paris, Utrillo regagne son domicile du 12, rue Cortot, et reprend ses fréquentations sur la Butte Montmartre… Auprès de César Gay et de la ‘Belle Gabrielle', il exécute ses tableaux en recherchant de nouveaux accords de couleurs.

 

dimanche 31 mai 2009, a 10:29
photo exposition utrillo valadon suite 8
 

 

valadon

utrillo

 

1911, pour Utrillo, c'est la poursuite de ses déambulations alcooliques. Il peint, certes ; mais se grise toujours d'alcool à outrance. De l'outrance à l'outrage, il est l'accusé d'ivresse et d'outrage à la pudeur pour avoir, le 12 avril précédent, place du Tertre, mis « à nu ses parties sexuelles sur la voie publique aux regards des passants

En automne, Utrillo fait la connaissance d'un personnage singulier, César Gay. Cet ancien gardien de la paix tient sur la Butte Montmartre, 1 rue Paul Féval, un débit de boisson, le ‘Casse-Croûte'. Il est également propriétaire d'un restaurant, 33 rue du Mont-Cenis, que lui loue Marie Vizier sous l'enseigne de

‘La Belle Gabrielle'. Là, Maurice Utrillo trouve gîte, couvert et boisson. Le père Gay et Marie Vizier lui permettent de peindre dans l'arrière-salle de leur café. Pour le contraindre à travailler sérieusement, ils le ‘bouclent' parfois et le privent de vin. Dans l'impossibilité de s'échapper, il s'applique alors à terminer ses

peintures. Le père Gay les accroche alors dans la salle de son café. La vente heureuse de ses tableaux permet à Maurice Utrillo de bénéficier de sa protection. Il passe ainsi jour et nuit de l'un à l'autre de ces estaminets. Par affection pour Marie Vizier qu'il surnomme la ‘Belle Gabrielle', il refait toute la décoration picturale de son restaurant. Tabarant nous rapporte qu'il ira jusqu'à peindre une composition sur les murs des toilettes ! Utrillo conserva toujours à l'égard de César Gay une sincère amitié, qui était réciproque. Il lui enseigna un certain temps sa manière de peindre En ces lieux, Utrillo se découvre, en quelque sorte, une seconde famille qui non seulement l'accepte, mais lui reconnaît également du talent. Sa notoriété d'artiste s'étend sur toute la Butte Montmartre et tend à égaler celle, non moins importante, d'alcoolique invétéré. A la suite de Clovis Sagot et de Louis Libaude, d'autres marchands se disputent ses tableaux. Henri Delloue, marchand établi 66 rue de Clignancourt, remarque à son tour ses peintures, lors d'une visite au ‘Casse-Croûte'. 1912 Libaude, qui a parfaitement senti la valeur montante des peintures d'Utrillo, Libaude lui établit-il une convention d'exclusivité, par laquelle Utrillo s'engage à lui remettre toute sa production en échange de revenus modestes, mais réguliers. Cette rente mensuelle va assurer la stabilité financière de la famille. Les prix des peintures de Maurice rivalisent déjà avec ceux que Suzanne obtient pour ses toiles. André Utter, quant à lui, ne croit guère en son propre talent, et va progressivement abandonner la peinture pour veiller avec Suzanne aux intérêts de Maurice. Mais force est de constater que l'accord passé entre le peintre et le marchand ne sera pas respecté, du fait de chamailleries entre Valadon et Libaude…

Fin av ril-début mai, la santé de Maurice se dégrade à vue d'oeil. Tabarant fait appel à Libaude pour qu'il prenne en charge l'hospitalisation de l'artiste. Le marchand récuse tout engagement à son égard et tient même à préciser par courrier qu' « il n'y a jamais eu de traité régulier entre Utrillo et moi. Il n'y a eu – et il n'y aura jamais – qu'une convention morale ».

« Là-haut, sur les hauteurs de la colline de Sannois, la vue s'étend vaste et profonde dans un cercle visuel d'un rayon d'au moins sept lieues terrestres, , c'est dans ce séjour hospitalier, calme et silencieux, que je dirigeai mes pas vers le courant de ce printemps fleuri de cette année 1912.

On m'y reçut très bien, nourriture excellente, comme boisson et l'eau pure, aseptisée, chambre très confortable, parc conséquent et toutes sortes de distractions. Permission de fumer et café après le déjeuner et l'après-midi à quatre heures.

En attendant, il lui est permis de sortir de la clinique. Se référant au système de l'‘open-door', qui traite les malades mentaux comme des pensionnaires de passage, le docteur Revertégat essaye, dans les limites de l'acceptable, de préserver l'autonomie de ses patients.

Richmond Chaudois, l'inspirateur du voyage, Suzanne Valadon et André Utter emmènent ainsi Maurice Utrillo se reposer sur l'île d'Ouessant. Les estivants séjourneront plus de deux mois dans l'île.

 

samedi 30 mai 2009, a 08:40
photo exposition utrillo valadon suite 6
 

tableaux utrillo

 

 

1909-1914. La période blanche :

C'est la grande époque d'Utrillo. En ces quelques années, il va exprimer la quintessence de son art.

Pourtant, cette période n'est pas la moins agitée de la vie d'Utrillo.

1909, au printemps, Utrillo se découvre un premier amateur. Il rapporte l'anecdote quelques années plus tard :

« Un certain jour de Prairial 1909, j'eus l'heur de plaire à un certain mécène, en l'époque célèbre commissaire-priseur qui eut l'heureuse inspiration de m'acheter quelques paysages. Moyennant quelques références que j'avais obtenues par la suite de la complaisance sympathique d'un peintre partisan de mes oeuvres, j'eus l'incommensurable bonheur d'obtenir de deux de mes paysages la somme de deux cents francs. Ce fut le premier amateur sérieux et intelligent qui s'intéressa vivement à mes productions d'Art. »

Ce mécène qui deviendra l'année suivante son marchand, c'est Louis Libaude. Visitant la galerie de Clovis Sagot, il remarque une représentation de Notre-Dame de Paris par Utrillo. Aussitôt, il s'enquiert de la vente de la peinture auprès de Suzanne Valadon. On conserve cette correspondance :

« Madame, n'ayant pas de nouvelles de mon ami Emile Bernard, je ne sais s'il vous a fait la commission dont je l'avais chargé, avant son départ. Je l'avais prié de vous dire que je serais acquéreur du tableau de votre fils, Cathédrale N.-D. de Paris, vu par moi chez Sagot, au prix de cinquante francs.

Ce prix vous paraîtra peut-être modique, mais les tableaux m'ont déjà été offerts par un marchand à 75 francs.

Il serait nécessaire, bien entendu, que je revoie ce tableau pour le reconnaître et éviter toute confusion.

Ce prix resterait entre nous – je n'achète plus guère d'oeuvres de jeunes, mais je fais exception pour Monsieur votre fils parce que son talent m'intéresse particulièrement. »

C'est en effet de cette dernière époque que datent les premières représentations de cathédrales,

notamment celles de Paris et de Reims. On relève dans le même temps l'attitude de Libaude qui tente de négocier directement l'achat de la peinture avec Suzanne plutôt que de reverser une commission à Sagot qui avait reçu le tableau en dépôt-vente.

1909, c'est également la première participation de Maurice Utrillo à une exposition publique.

 

vendredi 29 mai 2009, a 10:38
photo exposition utrillo valadon suite 5
 

 

les deux tableaux sont de valadon

 

1905-1906. La période de Montmagny ou les débuts prometteurs :

Toutefois, c'est, semble-t-il, dans cette période d'oisiveté, qu'Utrillo va s'orienter vers la peinture. Il peint àMontmartre, mais plus encore à Montmagny et ses environs. Suzanne Valadon l'encourage de quelques conseils. Mais, pour l'essentiel, il découvre la peinture en autodidacte. Il utilise des petits cartons sur lesquels il pose ses couleurs par empâtements. Il emprunte sa technique aux impressionnistes – des touches en virgules à la manière d'un Pissarro ou d'un Sisley. Mais, il emploie des couleurs sombres, des ocres vertes et des ocres bleues.

‘Il réalise ainsi un Paysage de Montmagny, vers 1905, et Les Toits, en 1906.  Les Toits représente un paysage de la banlieue Nord de Paris, noyé entre la végétation et les cheminées d'usine. Utrillo ne s'occupe guère du dessin. Il n'effectue aucune recherche de composition particulière. Le Paysage de Montmagny est abordé de front et Les Toits sont vus en plongée.

C'est alors qu'il se lie d'amitié avec André Utter, tout jeune artiste, de deux ans son cadet. En 1938, celuici

rapportera leur rencontre :

« J'avais vingt ans à peine et j'étais venu me reposer d'une vie montmartroise assez dissolue dans la région, à l'époque très champêtre, de Pierrefitte-Montmagny, la banlieue Nord de Paris. C'est là que je retrouvais en 1904-1905 un certain « Maurice », ainsi qu'on l'appelait à Montmartre sur la Butte – celui-là même qui devait devenir Maurice Utrillo […] Il avait à l'époque, et garda cet aspect pendant près de trente ans, d'un Hamlet de tragi-comédie de tréteaux – figure hâve, cheveux épars, coiffé d'un feutre bossué ; il allait gesticulant, vociférant – on le sentait en proie à une nervosité congénitale précoce que rien ne pourrait calmer. Cependant, il peignait… »

1907-1908. La période impressionniste :

Les deux amis s'accordent pour aller peindre ensemble sur la Butte Montmartre. Ils s'accordent également parfaitement pour aller boire ensemble. Selon la légende, à la suite d'un après-midi trop bien célébré, Utter se serait vu obligé de raccompagner son camarade jusque chez lui. Il aurait ainsi fait la connaissance de Suzanne, dont la relation sentimentale avec Paul Mousis se détériorait progressivement.

Du même coup, il évite l'enfermement, tant physique – il va peindre dans les rues de Montmartre et dans la région de Montmagny – que psychologique – la peinture est une fenêtre ouverte sur le monde. Aussi met-il plus d'application à se perfectionner. De recherches en tâtonnements, il sent qu'il conquiert sur la toile et sur lui-même un espace dans lequel il parvient à s'exprimer. Demeurant sous l'influence de Sisley

dont il vient de voir le récente exposition rétrospective, il structure davantage ses compositions. Leur profondeur est plus étudiée. Les lignes gagnent en fermeté. Le dessin est approfondi. La facture reste épaisse. Le blanc va devenir la matière à partir de laquelle il déploiera son art.

Pour l'heure, il ne se préoccupe guère de la vente de ses tableaux. Il n'a pas vraiment de marchand. Il dépose ses peintures, à droite ou à gauche, chez qui veut bien les vendre. Sur la Butte Montmartre,

Anzoli, l'encadreur, établi rue de la Vieuville, le père Sérat, l'ancien boucher Jacobi et Clovis Sagot, les proposent pour une somme encore très modique. Utrillo ne se fait aucune illusion et se soucie donc peu de leur valeur marchande. Il aspire surtout aux encouragements et à la reconnaissance.

 

jeudi 28 mai 2009, a 08:38
photo exposition utrillo valadon suite 4
 

tableau valendon

tableau utrillo

 

Les tentatives commerciales et l'apprentissage de l'alcool :

Fév rier 1900, grâce à l'entregent de Paul Mousis, Utrillo entre en qualité de surnuméraire au service d'un représentant de commerce. Il n'y reste que quatre mois. Son beau-père devra ainsi le recommander à de multiples reprises auprès des banques et des établissements commerciaux. A chaque fois, Maurice s'y fait remarquer par son mauvais caractère et ses accès de colère, il découvrait au même moment les mystères de la dive bouteille et ses effets secondaires. Sa fragile santé en est immédiatement affectée. Alcoolique, cédant facilement à la colère, le jeune homme devient un « terrible » perturbateur.

En 1901, la fréquence et la violence accrue des crises de Maurice obligent sa famille à déménager. Elle s'installe à Sarcelles, près de Montmagny et Pierrefitte. Là, Utrillo se laisse gagner par l'oisiveté et l'alcoolisme. « Je commençais au cabaret à prendre la goutte en quelque amitié », écrit-il dans son autobiographie. Involontairement ou pas, il provoque des « algarades » ou terrifie sa grandmère, qui n'est plus à même de veiller sur lui. Parallèlement, Paul Mousis acquiert une petite vigne sur la Butte Pinson à Montmagny. Il y fait construire un pavillon de trois étages, que la famille aménage en 1905.

En 1902, Utrillo est installé au 2, rue Cortot, sur la Butte Montmartre. Il reste oisif. Il se souviendra plus tard que « dès cette époque, ou peu avant mon entrée chez le fabricant d'abat-jour, je m'exerçais déjà à confectionner quelques aquarelles, mais d'ailleurs fort détestables . Un médecin, ami de la famille, le docteur Ettlinger, invite Suzanne à le laisser faire :

« Qu'il porte son intérêt sur quelque chose, puisque rien ne l'intéresse ! » Ses premiers essais picturaux sont maladroits. Maurice ne s'accroche pas.

Toutefois, à l'occasion des séjours à Montmagny, en compagnie de Suzanne et Paul Mousis, Maurice réalise ses premiers paysages. Ils ne constituent encore qu'un dérivatif au même titre que l'alcool. Ce dernier, d'ailleurs, se révèle beaucoup plus puissant. Son pouvoir de séduction lui procure des sensations de bien-être que le quotidien ne lui offre pas. Il s'y évade. Il s'y libère autant qu'il se soumet à son

emprise. Son état mental empire. Ses accès de colère sont plus fréquents ; ses cri ses, chaque jour, plus violentes. Paul Mousis, dont la bienveillance, la patience et l'indulgence sont mises à rude épreuve, est excédé.

Le premier internement :

Début 1904, il faut convenir d'une décision et agir. Paul Mousis sollicite l'internement de Maurice.

Muni de ce rapport et accompagné de deux témoins, Mousis se rend au commissariat du quartier de Clignancourt et obtient du commissaire la rédaction d'un procès-verbal qui déclare que Maurice « est atteint d'aliénation mentale et que son état est de nature à compromettre l'ordre public et la sûreté des

personnes ». Mis à l'infirmerie du dépôt, Maurice est peu après mené à l'hôpital Sainte-Anne à Paris, Le séjour de Maurice à l'hôpital Sainte-Anne a vraisemblablement ébranlé le couple Valadon-Mousis. On le voit, Suzanne ne joue aucun rôle dans l'internement de son fils. Elle en est certainement affectée. Nous ne savons pas quelle fut son attitude ou sa réaction. Toujours est-il qu'à partir de cette époque, les époux se séparent, se retrouvent, vivent ensemble. Mais les liens demeurent distants. Quelque chose s'est brisé…

Mi-mai, le docteur Vallon certifie que « son état est très amélioré » et qu'il « peut être rendu à sa famille ».

 

mercredi 27 mai 2009, a 10:06
photo exposition utrillo valadon suite 3
 

 

les deux tableau sont utrillo

 

 

Malheureusement pour le garçon, la relation entre Suzanne et Miquel redevient tumultueuse. En janvier 1893, Suzanne Valadon devient la maîtresse d'Erik Satie dont elle fit la connaissance par l'intermédiaire de Miquel. L'amant malheureux se retire définitivement, laissant derrière lui une belle sanguine sur papier de Suzanne avec cette dédicace : « Souvenir de la guerre de sept ans ». Il n'émane plus de ce visage aux traits sévères, durcis par les épreuves, cet éclat et ce charme qu'on lui reconnaissait sur la photographie de ses seize ans.

La liaison avec Satie dure quelques mois, juste le temps pour Suzanne de peindre son portrait, Depuis quelques temps, en effet, elle est passée à l'huile. Sa technique reste encore proche de celle du pastel.

A partir de la seconde moitié de l'année 1894, Suzanne vit en ménage avec Paul Mousis, au 11, rue Girardon. Celui-ci, négociant en tissu, puis attaché à la Banque de France, est un homme riche et bon.

Outre la respectabilité, il offre à Suzanne le confort et la possibilité de garantir à son fils une meilleure éducation. La famille y gagne une stabilité nouvelle. Suzanne renonce aux amours sans lendemain, et se consacre davantage à la peinture. En novembre, le couple s'établit au 2-4 rue Cortot, dans une maison qui permet à Suzanne d'y aménager un atelier.

Ses progrès artistiques sont encouragés par Toulouse-Lautrec et Degas, qui la surnomme affectueusement « cette diablesse de Maria ». Afin de participer à l'exposition de la Nationale de 1895, Degas engage Suzanne à soumettre ses dessins à Puvis de Chavannes. Le verdict du vieux maître est méprisant : « exposer à la Nationale, vous n'y pensez pas ! D'abord, de qui êtes-vous l'élève ? Vous êtes modèle, vous n'êtes pas une artiste. » Qu'à cela ne tienne, Suzanne se passera de son soutien et sera reçue à l'exposition.

En 1896, Maurice est présent au mariage de Suzanne Valadon et Paul Mousis. célébré à la mairie du XVIIIè arrondissement. Grâce à la fortune de Paul, elle peut inscrire Maurice en pension dans une école primaire privée, l'institution Molin, à Pierrefitte. Paul loue une maison, 18 avenue de Saint-Denis. Suzanne et lui viennent chaque dimanche rendre visite à la mère de Suzanne et au petit Maurice. Le cordon ombilical semble renoué. A l'école, où son accoutrement de citadin le fait distinguer de ses camarades, Maurice se révèle un enfant capable mais sans motivation.

Il demeure agité, voire insupportable. En 1897, il obtient son certificat d'études primaires à Aubervilliers.

L'année suivante (1897-1898), il intègre la cinquième du collège Rollin, avenue Trudaine, à Paris. Il réside toujours à Pierrefitte chez sa grand-mère. reçoit quelques prix et passe en 4èmeil décroche une mention de « Morale Pratique » et un prix d'excellence ! Admis dans la classe supérieure, Maurice se fait dès lors remarquer par ses absences, Il passe en conseil de discipline, le 9 janvier 1900. On le juge incapable de poursuivre ses études. Il quitte le collège.

 

mardi 26 mai 2009, a 10:18
photo exposition utrillo valadon suite 2
 

2 tableaux utrillo

 

Il se sent différent. Différent de ses camarades qui peuvent décliner le nom de leur père et dire ce qu'il fait. Différent surtout de ceux qui reçoivent toute l'attention et l'affection de leur mère. Lui, à l'âge où l'on veut connaître ses origines, vit dans l'ignorance et le doute des siennes. Sans père, dépossédé d'une mère qui ne peut lui consacrer tout son temps et préfère la griserie d'une vie agitée, Maurice supporte de plus en plus mal cette grand-mère dont il doit subir l'ennui, les souvenirs, les histoires ou les remontrances. Par défaut, ou plutôt par manque, il sublime sa mère. Il l'imagine aussi idéale qu'elle est absente. En revanche, il hait ses fréquentations, tous ces hommes qui l'éloignent de lui et l'empêchent d'être heureux avec elle. Prisonnier de sa frustration, Maurice se laisse emporter par toutes les pulsions contradictoires que peut nourrir sa sensibilité excessive et quasi maladive.

Maurice a huit ans. L'instabilité de son caractère et ses comportements psychotiques inquiètent de plus en plus Suzanne. Elle l'emmène à l'hôpital consulter un pédiatre. Là, celui-ci déclare Maurice atteint de débilité mentale. Il estime qu'il faut l'interner dans un établissement spécialisé. Vexée, Suzanne repart avec Maurice et le confie de nouveau à sa mère. Suzanne Valadon reprend ses activités professionnelles et artistiques. Elle pose continûment, dessine, multiplie les aventures. Par l'intermédiaire du sculpteur Bartholomé, elle rencontre Degas. En découvrant ses dessins, celui-ci déclare sur le champ : « Ma fille, c'est fait, vous êtes des nôtres… ». Degas lui accorde et lui conservera toujours une aide indéfectible. Il lui écrit ainsi : « Il faudra bien, malgré la maladie de votre fils, que vous vous remettiez à m'apporter des dessins méchants et souples. »

A l'occasion de l'exposition universelle de 1889, un certain Miquel Utrillo y Morlius revient à Paris. Cet ingénieur, peintre, illustrateur, journaliste et critique d'art, a connu Suzanne au début des années 1880.

Lorsqu'ils se retrouvent à Montmartre, Suzanne et Miquel tentent de renouer les fils de cet amour déchiré.

Le 27 janvier 1891, Miquel accepte même de reconnaître officiellement pour son fils l'enfant de Suzanne.

Maurice s'est enfin trouvé un père. Il s'appellera désormais Maurice Utrillo. Plus tard il signera ses peintures de ce nom qu'il fera suivre d'un V., l'initiale originelle.

 

lundi 25 mai 2009, a 10:34
photo exposition utrillo valadon suite 1
 

 

tableau valadon

tableau utrillo

 

Fin 1883, sur l'acte de naissance de Maurice Valadon, Suzanne se déclare encore ‘couturière', mais elle a déjà réalisé ses premières études dessinées. Un dessin de sa mère à la sanguine et mine de plomb atteste de ses débuts prometteurs. La fréquentation des peintres a-t-elle suscité en elle une aspiration, pour ne pas dire une vocation, ou bien ne voit-elle en cette pratique qu'un moyen de s'assurer la sympathie, l'amitié, voire le soutien des artistes ? Que la démarche soit intéressée ou purement picturale, toujours est-il qu'à la naissance de Maurice, notre jeune mère n'a que dix-huit ans, encore un bel avenir de modèle et une envie folle d'être admirée, reconnue et aimée. Elle rencontre Puvis de Chavannes, peintre officiel, depuis longtemps établi et couvert de commandes monumentales.

Elle pose ainsi pour la préparation du Bois sacré, cher aux Arts et aux Muses, Elle racontera par la suite au critique d'art Adolphe Tabarant : « la journée terminée, souvent nous rentrions à pied de Neuilly jusqu'à la Place Pigalle. Une course ! Alors tout au long du chemin, il ne cessait de parler… Il parlait, parlait doucement, lentement sans s'arrêter, bavardant de choses et d'autres. Il était curieux comme une femme. Je l'écoutais marchant auprès de lui sans placer un mot. » Modèle attentif, respectueux du maître, elle devient sa maîtresse.

Aussi confie-t-elle son fils aux bons soins de la grand-mère. De santé fragile, le petit Maurice est pris de convulsions, se montre irritable, mais souffre avant tout de l'absence de sa mère. La brave ‘mère Coulaud', femme bonne mais faible, ne saura pas plus éduquer son petit-fils qu'elle ne sut éduquer sa fille.

Dépourvue de toute autorité, elle craindra même les colères de Maurice. A deux ans, il manifeste des crises d'épilepsie dont il conservera toujours quelques séquelles. Il réclame sa mère, et ne vit que dans son attente. Le temps s'écoule. Le petit Maurice est scolarisé. Il passe d'une école communale à l'autre. Cet univers nouveau ne convient guère à son tempérament. Il doit apprendre à vivre avec sa frustration d'enfant délaissé. Fermement déterminée, sa mère poursuit son chemin dans les ateliers des peintres et sculpteurs. Entre autres, Suzanne pose pour Renoir, Toulouse-Lautrec et le sculpteur Bartholomé. Elle pratique toujours le dessin. On lui connaît une sanguine sur papier représentant son fils à deux ans… Elle multiplie les croquis de son fils ou de sa mère. C'est de l'époque où elle posait pour Renoir que date l'autoportrait au pastel, aujourd'hui au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. Cette vie lui réussit donc puisqu'elle acquiert les moyens de placer son fils dans une institution privée, l'école de la flesnelle, rue Labat. Puis c'est l'école publique de la rue Becquerel. Mais Maurice ne s'adapte toujours pas. Il présente des difficultés d'apprentissage.

 

dimanche 24 mai 2009, a 13:59
photo exposition utrillo valadon
 

 

les deux tableaux sont d'utrillo

 

exposition à la pinacothèque de la madeleine

 

Une terrible ascendance :

Paris, 26 décembre 1883, au pied de la Butte Montmartre, 8 rue du Poteau, Marie Clémentine Valadon, dite Suzanne Valadon, accouche vers 13 heures d'un garçon qu'elle prénomme Maurice et nomme Valadon. Le père est inconnu. C'est un ‘fruit de l'amour' comme elle le fut, elle-même, dix-huit années plus tôt La petite Marie Clémentine est ainsi placée dans une institution religieuse. Elle y souffre. De ce séjour forcé. Elle s'en échappe dès l'adolescence pour travailler comme apprentie couturière dans une maison de haute couture. Mais, instable et audacieuse, elle préfère se lancer à la découverte de la vie animée de l'époque. Elle s'essaie au cirque. Une mauvaise chute de trapèze la ramène à la réalité. Elle aide alors sa mère à la boutique. Sise impasse Guelma, à Montmartre, celle-ci compte parmi sa clientèle, outre les bourgeois du quartier et les demi-mondaines de la place Pigalle, les rapins des ateliers d'artistes qui logent à proximité. Une fille belle et désireuse de croquer la vie de ses jeunes dents avides ne pouvait laisser indifférent ce milieu artiste. Notre jeune ambitieuse devait être fascinée par cette vie de bohème, apparemment libre, facile et gaie. Toujours est-il que de poses en aventures, notre grisette devient modèle.

Dans son Montmartre, hier et aujourd'hui, Jean-Emile Bayard décrira en 1925 l'étonnante ambiance de ce quartier : « Vivait à cette époque à Montmartre une population féminine médiocre et débauchée, sale et criarde, beaucoup de faux modèles, entôleuses le soir. A la place Pigalle, se tenait le rendez-vous de tous les modèles ; il y avait des « Jésus » et des « Christ », des « saint-Jean » et des « saint-Pierre », des « Vierge » et des anges de tous les sexes, de tous les âges et de tous les prix. La grisette de Montmartre m'est toujours apparue introuvable, sans doute se réfugiait-elle dans les bars de la rue Lepic, attendant les ‘clients'. Avec elle, vivaient le plus souvent les pseudo-rapins, sans moyens d'existence précis. »

Modèle occasionnel, Marie Clémentine apprend vite à se faire apprécier des peintres. Elle intègre leur atelier et progressivement leur impose son charme et sa jeune beauté. Elle se choisit le surnom de Suzanne. Convoitée par les hommes, artistes ou pas, elle réussit ainsi à se faire désirer. Elle doit compter sur son caractère bien trempé pour s'assurer leur respect, voire leur aide.

Une enfance malheureuse, une adolescence tumultueuse :

 

mercredi 20 mai 2009, a 09:37
photo visite 15 quartier mouffetard
 

 

Au cours des siècles suivants, une part considérable du domaine primitif est aliénée et des terrains sont donnés à bail pour la construction de maisons individuelles. Le grand jardin est même cédé à une association de marchands de bestiaux qui y bâtit un marché couvert pour les veaux.

A la Révolution, après le départ des élèves, il ne reste plus que six religieux aux Bernardins. Devenu bien national, le Collège est évacué le 1er février 1791. L'église est vendue et en grande partie démolie par le tracé de la rue de Pontoise (1810). Les ruines restantes sont rasées en 1859, lors du percement du boulevard Saint-Germain. Le bâtiment principal, resté la propriété de la Ville de Paris, est utilisé à des buts divers jusqu'en 1845 où il est converti en caserne de pompiers.

Ayant fait l'objet de divers projets, il est finalement acheté à la Ville par le Diocèse de Paris en 2001. A partir de 2008, le Collège des Bernardins retrouvera sa vocation première en étant un lieu de recherche et de débat pour l'Eglise et la société, sur la question de l'homme et de son avenir

 

mercredi 20 mai 2009, a 09:15
photo visite 14 quartier mouffetard
 

 

 

En 1320, l'abbé de Clairvaux vend au chapitre général le Collège des Bernardins. Cet achat résulte des difficultés financières de l'abbaye de Clairvaux. Mais aussi de la volonté de l'ordre de faire du Collège un passage obligatoire pour les cisterciens les plus doués. Dès lors, le Collège des Bernardins sera un lieu d'études privilégié pour les futurs abbés.
De 1321 à 1334, les supérieurs cisterciens réforment le Collège et mettent fin au monopole exercé, depuis les origines, par l'abbaye de Clairvaux.


Le pape Benoît XII (brillant élève et ancien professeur du Collège) dans sa Constitution Fulgens sicut stella, promulguée en 1335, confirme à la fois la réforme de l'ordre de Cîteaux et l'organisation des études. En 1338, il lancera la construction de l'imposante église des Bernardins qui restera inachevée, et dont il ne reste aujourd'hui que la sacristie.
Son œuvre réformatrice constituera, jusqu'à la fin du Moyen Age, le fondement du Collège des Bernardins

 

. Il compte alors de grands professeurs et les questions les plus en vogue à l'époque, sur l'astronomie ou l'empirisme, sont disputées.
Les registres de la Faculté de théologie de Paris témoignent de la continuité et de la vitalité du Collège qui forme, tout au long du XVe siècle, un contingent régulier de licenciés.
Le Collège de Paris, qui était le centre de cette fermentation intellectuelle et spirituelle, joue un rôle encore plus important au cours de la réforme du XVIIe siècle, lorsqu'il devient le quartier général de l'Etroite Observance, reforme encouragée par le cardinal de La Rochefoucauld et confirmée par Richelieu devenant lui-même abbé de Cîteaux en 1635.


Les réformes remirent la discipline au goût du jour. La réputation du Collège y gagna et le nombre des élèves culmina.

 

mardi 19 mai 2009, a 10:33
photo visite 13 quartier mouffetard
 

 

Et puis bien sûr, il y a la place de la Contrescarpe bordée de cafés, où il fait bon s'attabler et siroter un verre à la terrasse en regardant le jet d'eau, tout près de l'endroit où vécut pendant plus d'un an, l'écrivain Ernest Hemingway qui adorait ce quartier si vivant et ses habitants. La rue Mouffetard colorée à souhait avec ses commerçants et leurs chaleureux étals, est sans aucun doute l'une des rues qui a gardé cette animation si typique du "Paname" chère aux anciens parisiens. Le coeur de cet arrondissement est ici. Vous y trouverez cote à cote une multitude de commerces qui font de cette rue une spécificité de l'arrondissement. Ce quartier vibre au son des habitants qui font leur marché et ne font plus attentionaux nombreux touristes qui s'y pressent et en font à longueur de journée le lieu le plus polyglotte de Paris.

 

La place de Contrescarpe ;

 

Son nom provient du fossé qui longeait l'ancienne enceinte Philippe Auguste (escarpe et contrescarpe). Elle fut créée seulement en 1852 à l'emplacement du déjà animé carrefour des rue Blainville et Mouffetard. Au numéro 1 de la rue Blainville se situait le célèbre cabaret de " la Pomme de Pin " fréquenté par Ronsard et Joachim du Bellay, et vanté par Rabelais.
On trouvait énormément de commerces de vin et de débits de boissons, sur et à proximité de la place. La raison en est double ; d'une part le sous sol de la Montagne Ste Genevieve était truffé de trous provenants d'anciennes carrières, le vin pouvant ainsi mieux se conserver à bonne température dans ces caves; d'autres part la " Mouff " était hors les murs et ne subissait pas la taxe ou octroi imposé sur les marchandises pénétrant dans la cité, le vin était donc moins cher.
Au n° 6 ; enseigne d'une boucherie du XVIIIème siècle représentant un bœuf en bas relief.
Au n° 9 ; une inscription peu lisible rappelle la destruction de l'ancienne porte St Médard ordonnée par Monsieur de Fourcy en 1685, alors Prévost des Marchands et Echevins

lundi 18 mai 2009, a 08:57
photo visite 12 quartier mouffetard
 

 

Le cimetière lui connu un curieux épisode après la mort du diacre François Paris, jansséniste convaincu vivant dans le dépouillement le plus total, qui ne s'alimentant plus que d'eau et de quelques graines se laissa mourir appliquant ses doctrines avec un entêtement acharné. Le Janssenisme fut condamné par Rome car jugé trop proche du Calvinisme. Enterré au cimetière, quelques miracles s'en suivirent et des fidèles de plus en plus nombreux que l'on appela les " convultionnaires ", n'hésitaient pas à venir se faire flageller, écorcher ou brûler sur sa tombe. Une armée de guérisseuses, pleureuses, aboyeuses, miauleuses fit son apparition et pendant près de cinq ans, un certain trouble s'en suivit ce qui amena la population alentour à demander la fermeture du cimetière. La police, sur ordre de Louis XV, ferma ainsi la deuxième arche. Une inscription sauvage y fut accrochée disant ceci : " De part le Roi, défense à Dieu de faire miracle en ce lieu ".

 

Le cimetière disparu, comme progressivement les autres cimetières de la ville et de ses faubourgs, toujours pour des raisons d'urbanisme. On dénombrait alors, plus de 300 cimetières, autant que de Chapelles, d'églises ou d'abbayes. A partir de la révolution, les ossements furent regroupés dans d'anciennes carrières qui furent définitivement organisées en Catacombes par le Baron Haussman au XIXème siècle lorsqu'il décida la création des trois grands cimetières Parisiens : Montmartre pour le nord, Père Lachaise pour l'est, Montparnasse pour le sud. Seules, trois églises à Paris possèdent encore un cimetière comme par exemple St Pierre de Montmartre.

 

lundi 18 mai 2009, a 08:49
photo visite 11 quartier mouffetard
 

 

La rue Daubenton qui longe l'église (ex rue des Bouliers au 13ème siècle), s'appelait la rue d'Orléans -St Marcel du nom de l'ancien fief que le duc Louis d'Orléans, frère de Charles VI, avait acheté et que l'on surnomma le " séjour d'Orléans ". Cette rue reliait le Bourg St Médard au Bourg St Marcel. On y observe deux arches murées qui correspondent pour l'une a l'entrée du charnier (ancien cimetière) et pour l'autre à un passage le long du presbytère.

 

C'est ce passage que les protestants installés non loin de là et se plaignant de cette promiscuité et du son des cloches de leurs voisins et rivaux, firent incursion dans l'église molestant nombres de catholiques et saccageant l'église lors de la fameuse journée du " vacarme de St Médard " en 1561. Les catholiques leur rendirent la pareille le lendemain et le passage fut muré par la police peu après. Ceci constitua donc les prémices de ce qui allait devenir les guerres de religion.

samedi 16 mai 2009, a 14:16
photo visite 10 quartier mouffetard
 

 

voici le début de la rue mouffetard et la fin de cette rue

 

 

Au n° 122 ; observer une enseigne polychrome du XVIIIème, représentant des porteurs d'eau où l'on peut encore lire " A la bonne source ". il s'agit là d'un trait d'humour puisqu'il s'agissait en fait d'un débit de vins.
Plus loin sur la droite, on peut observer des maisons à poulies, permettant de monter aux étages, meubles et victuailles.

 

 

 

Rue Lhomond ;

 

Nous débouchons dans la rue Lhomond, ancienne rue des Postes ; déformation de la rue des Pots en mémoires des poteries gallo-romaines de la Montagne Ste Genevieve. Un peu plus haut, la rue Lhomond continue mais était anciennement la rue de la Montagne Ste Geneviève, nous découvrons une place assez vaste avec à gauche , l'école Supérieure de chimie où pierre et Marie Curie avaient leur laboratoire, au nord un petit square créé en rasant les maisons qui s'y trouvaient et en arasant une partie de la colline (travaux d'Haussman). Une fontaine représente des morceaux de cuirs, en forme de clin d'œil à ce qui était une des activités principales du quartier ; la tannerie. Les immeubles situés au-dessus se retrouve rehaussés et l'on accède à ce qui était avant Haussman, leur premier étage, par des escaliers.

 

 

En face, l'immeuble du 53 de la rue Mouffetard a une histoire singulière. A la démolition de la maison située à son emplacement, les ouvriers chargés de la démolition trouvèrent un trésor constitué de 3351 pièces d'or pour la plupart à l'effigie du Roi Louis XV , enveloppées dans un papier indiquant que leur propriétaire Louis Nivelle les léguait à sa fille. Nivelle avait été conseiller et secrétaire du roi. Après une longue recherche sur la descendance, la somme qui représentait 16 millions de francs fut partagée entre les 84 héritiers, la mairie de Paris propriétaire du terrain et les ouvriers, déduction faite des frais de recherche en généalogie.

 

samedi 16 mai 2009, a 10:42
photo visite 9 quartier mouffetard
 

 

la mouffe

 

La plupart des faubourgs qui ceinturaient le centre de Paris étaient des quartiers populaires qui ont accueilli un nombre croissant de population miséreuse que l'on repoussait progressivement hors les murs au rythme des opérations d'urbanisme successives. Vinrent s'y ajouter à partir du XVIIIème siècle les grandes migrations de paysans venant des campagnes, pensant trouver de meilleures conditions d'existence.

La Mouffe resta donc un quartier mal famé, sale et putride , où l'humidité et le manque de lumière du à l'étroitesse des rues en faisaient un lieu propice à la propagation des maladies infectieuses. Il faut rappeler que par exemple le choléra tua à Paris plus de 20 000 personnes en 1832 et autant en 1849 lors des grandes épidémies. Marcher , même en plein jour dans ces ruelles était un parcours du combattant car celles-ci étaient encombrées de charretiers , de ravaudeuses, de mendiants, de chiffonniers et de marchands de quatre saisons . Elles étaient sales et les moindres ruelles étaient souillées d'excréments et emplies d'immondices. Il fallait les jours de pluie franchir le caniveau central à l'aide de planches visqueuses et glissantes.

 A partir de la fin du XVIIIème siècle, les habitants, souvent regroupés par communautés en fonctions de leurs origines diverses, vivaient là avec leur propres règles. Des désordres se produisaient entre différentes ethnies ou même entre paysans de régions identiques comme les italiens très nombreux et les Limousins. Ces derniers venus en masse de la Creuse, ne venaient, au début, à Paris qu'une période de l'année et repartaient à la saison hivernale dans leur campagne. Ils se regroupaient selon leur lieu d'origine et reproduisaient leurs querelles de clocher à la moindre sollicitation. C'est de ces quartiers que partiront successivement les révoltes de 1789, 1848 et 1871. Les barricades seront d'ailleurs élevées chaque fois, à peu de chose près, aux mêmes endroits. Les efforts pour la réhabilitation de ces quartiers populaires n'eurent que peu d'impact sur le quartier Mouffetard et c'est un constat d'échec pour les politiques menées successivement par Charles X et Napoléon III.


Il faudra attendre les années 1950 pour mettre enfin un terme à l'insalubrité de la " Mouffe ".

vendredi 15 mai 2009, a 10:24
photo visite 8 quartier mouffetard
 

LA GRANDE MOSQUE DE PARIS

 

Par son histoire, ses activités, son prestige, elle représente dans son architecture et ses mosaïques, les aspects classiques et actuels de la civilisation de l'Art musulman, mais aussi la foi tolérante et éclairée de la religion et de la culture islamique.

La mosquée de style hispano-mauresque dont le minaret se dresse à 33 mètres de hauteur fut construite au lendemain de la première Guerre mondiale (1922 - 1926)

Les nombreux visiteurs et touristes y sont accueillis avec attention, respect et courtoisie. Les enfants des écoles fréquentent chaque jour ce monument d'art, d'histoire et de civilisation. Des guides répondent à toutes les questions.

 Le projet de cette grande construction ne date pas d'hier puisqu'il était déjà envisagé en 1895 par le « Comité de l'Afrique française » et bien avant même, par Napoléon. Plus tard, Paul Bourdarie, journaliste dans « la revue indigène » soutint tellement ce projet qu'il fit écho auprès du gouvernement de l'époque, soit en 1915.

La décision de construire la Grande Mosquée de Paris fut prise au lendemain de la bataille de Verdun en 1916 qui fit 50.000 morts musulmans. C'est la première mosquée de la métropole, sa première pierre est posée en 1922. Mais le projet initial fut divisé par deux faute de moyens. En 1926 la mosquée est inaugurée

 

Elle est dotée d'un minaret quadrangulaire de 33m, construit sur l'exemple de celui de la première mosquée maghrébine de Kairouan (Tunisie). La salle de prière est entièrement décorée, artistiquement elle mêle plusieurs influences de par le monde musulman. On trouve aussi un magnifique Minbar en bois, cadeau du Roi Fouad. Elle compte aussi une madrasa (école), une bibliothèque et une salle de conférence, ainsi qu'un restaurant, un café maure et un hammam.

La céramique de la mosquée suit l'art traditionnel du zellige. Une glaçure particulière permet de dessiner les formes souhaitées. Les formes géométriques sont articulées autour d'un centre en forme d'étoile.

En 1957 les colonnes du patio ont été restaurées en les recouvrant d'une mosaïque bleu et blanche. On leur rendit ensuite leur apparence d'origine plusieurs dizaines d'années plus tard (blanche sans mosaïque). En 1992-93 les toitures ont été restaurées.

jeudi 14 mai 2009, a 08:24
photo visite 7 quartier mouffetard
 

 

 LES MARCHÉS AUX CHEVAUX DE PARIS

 

 

     Le marché aux chevaux était très important à une époque où le cheval et la mule étaient le principal moyen de locomotion de qui n'allait pas à pied . Comme vous allez le voir ses emplacements successifs furent nombreux à travers Paris . La profession de marchand de chevaux ( maquignons ) a toujours été libre à Paris , si le livre de la taille de 1292 n'en dénombre que trois , ils seront une centaine à la veille de la Révolution . Peu à peu ils déclineront : 118 en 1900 , 83 en 1914 et le chiffre ne cessera de baisser . Le  riche VIII ème arrondissement est le plus gros acheteur , , le reste se concentrant dans le XII ème et le XIII éme , à proximité du marché aux chevaux .

jeudi 14 mai 2009, a 08:12
photo visite 6 quartier mouffetard
 

 

 

DE 1687 à 1857

 

   Le marché aux chevaux quitte alors le centre de Paris pour aller se fixer dans  le faubourg Saint-Victor (entre la rue Duméril et le Boulevard de l'Hôpital ) , au lieu-dit la Folie-Eschalard , où se trouvait déjà un marché aux porcs . Il occupait à cet endroit une longue place rectangulaire de 250 mètres de long et 50 de large s'étendant de l'extrémité nord de la rue du Marché-aux-Chevaux jusqu'au boulevard de l'Hôpital actuel . Il comportait une allée principale et deux contre-allées formées par quatre rangées d'arbres . Des poteaux placés de distance en distance servaient à attacher les chevaux . Une partie était affectée au marché proprement dit , une seconde , à l'essai des chevaux , et une troisième à la vente à l'encan , soit sans garantie des chevaux et des voitures . On y accédait par la rue Copeau ( actuelle rue Geoffroy Saint-Hilaire ) , la Croix-Clamart et la rue du Marché-aux-Chevaux , mais l'entrée des voitures fut reportée sur le boulevard de l'Hôpital , après le percement de celui-ci en 1760 . On édifia cette année là un pavillon toujours existant pour le bureau et le logement de l'inspecteur de ce marché . Celui-ci avait lieu tous les mercredis et samedis , le matin pour les porcs et l'après midi après 15 heures pour les chevaux , les mules et les ânes , le dimanche pour les voitures et aussi les chiens . C'est dans ce marché que l'on donnait le supplice de l'estrapade après qu'il eut cessé de l'être en 1687 sur la place de ce nom . Ce supplice sera supprimé par Louis XVI en 1776

 

A la fin du XIX ème siècle Paris comptait plus de 80 000 chevaux qui nécessitaient bon nombre de maréchaux-ferrants , de  bourreliers , de selliers , de charrons , maquignons , équarrisseurs , sans oublier , malgré la réticence des parisiens , l'apparition des premières boucheries chevalines  ( La première boucherie chevaline à Paris date de 1866 )

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Peintrefiguratif

La peinture un art de vivre, à la retraite.

Ce site est dédié à mon hobby, qui est ma passion pour la peinture. Je présente mes cours aux beaux arts et quelques réflexions sur la peinture. Ma peinture me permet de m'évader et de correspondre avec des personnes qui commentent mon blog. Nous sommes devenus des amis (ies) virtuels
Des nus de plusieurs techniques, des paysages, des natures mortes, des portraits de personnes d'Afrique.Des poèmes les accompagneront ;
Je vous ferais découvrir toutes les visites que je fais en vous mettant un peu d'histoire de ces endroits et les photos que j'aurais prisent.
Vous découvrirez aussi le chemin de compostelle de Mounette une amie de Lyon et ses beaux poèmes.

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