Également appelé menhir de Clavezic, du Salver-er-Bed, ou de Saint-Sauveur, il est le plus grand menhir de l'ile. Il porte des cupules, et aurait signalé un champ funéraire, en raison des tumulus existant dans les environs. Visible de loin, il sert d'amer aux marins à l'époque où l'ile encore presque entièrement cultivée n'a que très peu d'arbres.
BRETAGNE
Dans tes eaux profondes
J'ai navigué
Tes côtes escarpées
J'ai longé
En voilier dans tes baies
Je suis entrée
J'ai dansé le long du golfe fier
Morbihan, petite mer
L'ile longue, l'ile aux moines
Que de souvenirs à Locmariaquer
En vacances chez ma grand'mère
Je me promenais avec Hélène
Carnac, sa plage, ses Menhirs
Ses crêpes délicieuses
De Pornic jusqu'à Grandville
Puis Jersey Guernesey et Chausey
L'arrivée de nuit au Croisic
Trouver l'alignement ...
Escale à Houat et à Hoëdic
Accoster sur la Belle Ile
Par son Palais où Sauzon.
Courir le long de la presqu'ile
Dévorer les fruits de mer à
Quiberon au phare de la Teignouse
Marcher sur la digue en côte sauvage.
Qui va à Groix ... trouve la joie
Mouiller dans le Port Tudy
Puis de Pen-men à la Pointe des Chats
S'arrêter devant le grand menhir de 5.50m
Tel un phallus dressé.
Côtoyer l'ile des Glénan
Surfer sur les Moutons
A peine entrevus
Faillit sauter dessus !!!
Concarneau et ses remparts
La forêt de Fouesnant et Kersauson
Bénodet et Tabarly
La Pointe du Raz et la Baie des trépassés
L'ile de Sein, attention danger
Au milieu, le Phare de la Vieille
Entrer dans la Baie de Douarnenez
« Clipper pour la France »
Dans le Musée
Dont la réplique est dans mon salon
Admirer les vieux Gréements
Doubler le Cap de la Chèvre
Par les Tas de Pois,
Découvrir Camaret
Notre-Dame de Roch Amadour
Partir de Brest pour le Conquet
Par la Pointe Saint Mathieu
Contourner le Phare des Pierres Noires
Naviguer en plein brouillard
Arriver par le Phare de la jument
Mouiller dans la Baie de Lampaul ou du Stiff
Louer un vélo pour parcourir l'ile
Le Phare du Creac'h, son Musée
Escalader et se baigner
Dans un tourbillon mentholé
Pérros Guirec et sa côte de granit rose
Coucher de soleil
Sur l'horizon embrasé
Sillons argentés sous la lune
En navigation de nuit
Se guider aux étoiles
Recevoir les grains du ciel
Sur la mer agitée
Subir la tempête sur la mer déchainée
Se prélasser sur le pont
Ti punch par le capitaine préparé
Bretagne j'ai aussi marché sur ta terre d'éternité
« Non, ça suffit, je ne veux pas » Dit le pauvre hère.
« Regarde-moi comme je suis belle, aujourd'hui j'ai mis du rouge à mes joues. »
« Arrête je vais encore avoir des complications, tu crois que c'est gentil de me tenter ainsi.»
« Tu ne crains rien, mes copines font le guet, allez prends moi » Dit la mâtine se faisant câline.
Martin n'en croit pas, ni ses yeux, ni ses oreilles : une pomme enjôleuse ! Le parfum qui s'exhale de sa peau le trouble, son estomac crie « Prends-la » Son ventre se tord de trouille. Un rayon de soleil l'éblouit, tout se brouille. Il ne contrôle plus sa main qui attrape la pomme, la glisse dans sa poche. Il ne s'attarde pas devant l'étalage. C'est presque en courant qu'il gagne la rue voisine et là … à l'abri des regards indiscrets, croit-il, il croque le fruit tentateur, l'engloutit vivement. Son estomac, surpris, regimbe un peu. Tant pis il mange sans retenue.
« Alors, mon ami, on récidive. »
Il sursaute, affolé, il s'apprête à fuir.
« Allons mon brave, je n'ai pas de menottes, vous ne craignez rien, ai je l'air d'un croquemitaine ? » S'exclame une dame, du rire plein les yeux.
« Heu ! » bredouille Martin tremblant de peur.
« Je vous ai vu l'autre jour et j'ai eu bien de la peine pour vous. Une pomme, est-ce là un si gros larcin de nos jours. Nous ne sommes plus au temps des Misérables. Pourtant vous aviez l'air aussi malheureux que Jean Val jean. Tenez, prenez donc mon cabas et accompagnez moi un bout de chemin. » Lui enjoint son interlocutrice du ton où se décèle l'habitude d'être écoutée.
Martin se précipite. Soudain, il se sent important, une Dame, a besoin de son aide. Il rend service. On le sollicite. Il danserait s'il osait. Madame Audoin, personne respectable et respectée dans le village le regarde du coin de l'œil, heureuse elle aussi. Elle devine les pensées de cet homme malmené par la vie. Ils cheminent côte à côte, lui d'un pas ragaillardi, elle mesurant chaque pas afin de ne pas user trop vite ses forces.
Arrivée devant une belle grille elle s'arrête.
« Nous sommes rendus » Claironne-t-elle.
« Venez donc partager mon goûter, vous savez à mon age on se nourrit de peu »
« Madame, je suis confus »
« Allons, mon brave pas de manière. D'ailleurs nous ne seront pas seuls, voici Caroline ma petite fille qui vient me tenir compagnie »
« Ma chérie je te présente Martin. Il va goûter avec nous et demain s'il est toujours d'accord il viendra ramasser les pommes du verger. Il adore les pommes, n'est-ce pas Martin »
« Mais, Madame …»
« Vous n'êtes pas libre demain !»
« Mais si … »
« Alors c'est entendu, allez Caro sert nous le chocolat chaud et la tarte aux ….. ». La vieille dame se met à rire.
« Décidément nous n'en sortirons jamais »
Si vous allez rendre visite à la bonne madame Audoin, à Francheville, au cœur de la région lyonnaise, vous rencontrez sûrement son protégé : Martin. Ne soyez pas étonnés si vous l'entendez parler tout seul. Non ce n'est pas la sénilité qui le guette. Il vient tout juste de fêter la cinquantaine et il est en pleine forme psychique.
Je vais vous dire un secret : toutes les pommes sont amoureuses de lui. Il sait si bien s'en occuper. Il les frotte, afin que leur mine soit toujours resplendissante. Lorsque Caroline invite des copains et des copines, son visage rayonne en les regardant mordre à belles dents dans la tarte aux pommes que sa grand-mère a confectionnée pour eux et ce jour-là exceptionnellement, il partage la table joyeusement animée.
Maintenant, dans le village, tous les habitants vantent son courage. Martin ne rechigne jamais à aller prêter la main. Il y a toujours des arbres qui perdent leurs feuilles, Martin va les ramasser. Il a toujours des cheminées à alimenter, Martin casse le bois.
Allez une dernière confidence : Martin, un jour à tendu à un chien perdu, seul, sale, abandonné, un morceau de son casse-croûte. Depuis ils forment la plus belle paire d'amis jamais vue.
Le dimanche lorsque madame Audoin va à la messe, il l'accompagne au village. Sur le pas de la porte de l'épicerie, Maryse, la vendeuse, est rayonnante dès que leurs regards se croisent. Ses mains sont si douces … son parfum est frais comme une rivière courant dans un sous bois … Ses yeux éclaboussent de joie. Ses lèvres semblent alors lui crier.
« Help !»
Martin est heureux. Il a trouvé sa pomme d'amour.
(Cette histoire sortie de mon imagination fait partie des histoires que je racontais à Aurélie lorsqu'elle était petite.)
Si vous avez aimé "Vie de chien" peut-être aimerez-vous "Le vagabond" Mounette
LE VAGABOND
Le soleil de septembre était un peu paresseux ce matin là. La place du village de Francheville situé au cœur de la région lyonnaise était déserte ou presque. L'unique épicerie étalait ses fruits mûrs et juteux. Martin un pauvre hère, vagabond des temps modernes, sans logis, traînait son mal de vivre. Sans travail fixe, sa quarantaine bien installée il gardait néanmoins une vigueur prête à l'emploi. La tristesse de son inaction collait un voile de grisaille sur son visage. Son allure, dans des vêtements déguenillés, ses chaussures éculées, inspirait une pitié agacée. « Quand on veut travailler, qu'on a du courage, on trouve. Sinon on est fainéant. » Disaient les braves gens, en courant vers leur activité.
Que savaient-ils de la marginalité insidieuse qui s'installe jour après jour ? Savaient-ils la douleur honteuse lorsque les amis se font chaque jour de plus en plus rares, lorsque la famille construite jour après jour, se disloque ? Même son chien l'avait quitté un jour qu'une côtelette l'avait attiré vers une vie meilleure. Avec ce maître ce n'était pas une vie de chien.
Martin déambulait, désabusé, le ventre vide, le cœur lourd. Soudain … venue d'on ne sait où, une petite voix se fit entendre.
« Help ! Help ! … »
Intrigué, il se retourna.
« Hé ! Regardes moi … mais non … devant toi … oui, sur l'étalage ! »
C'est alors qu'il vit comme dans un rêve, une pomme verte, jolie avec ses joues bien brillantes rondes comme un ventre de sénateur bien nourri. Il se frotta les yeux. Je divague, la faim me donne des vertiges, il serait temps que je tende la main, que des personnes généreuses y mettent une piécette.
La pomme récidivait, se faisait pressente.
« Je te connais, tous les matins tu passes devant moi et mes sœurs. J'ai bien compris que tu ne manges pas ton déjeuner. J'ai bien vu que tu nous regardes avec un air en coin. Ecoutes moi, je t'aime bien et je veux t'aider. Ouvres ta poche … oui, celle là … que je puisse sauter dedans. Hop ! »
« Au voleur ! Au voleur ! Crie une furie sortant de l'épicerie »
« Oui, vous, je vous ai vu prendre une pomme et la mettre dans votre poche »
Martin, surpris, n'a même pas eu le temps de s'enfuir. Il reste pétrifié, coupable, mais pas responsable. Mais peut-il dire que c'est la pomme qui s'est jetée dans ses bras ? Peut-il dire qu'une pomme lui a dit « Je t'aime »
En attendant la mégère ameute le quartier et l'agent municipal qui vient de terminer de régler la circulation à l'entrée de l'école maternelle, arrive aussi vite que lui permet sa nonchalance.
« Que ce passe-t-il ici, quel est le motif de votre effervescence ? » S'informe-t-il
« C'est cet individu » S'exclame l'épicière.
L'agent de la force publique se tourne vers Martin qui aurait bien voulut ne pas être là.
« C'est encore toi » lui dit-il du ton machinal et excédé qu'il emploi chaque fois qu'il est mis en présence d'un cas social. Les cas sociaux le dépriment. Il préfère jouer au protecteur au lieu du gendarme dans la cour des miracles.
« Il a volé une pomme »
« Mais … »
« Qu'il vide ses poches, vous verrez bien » Clame la commerçante. Pendant ce temps elle ne voit pas deux garnements qui profitent de l'algarade pour piquer des carambars dans un bocal.
Martin, lui, ne peut que s'exécuter et sort de sa poche sa pomme, si belle, si appétissante, si parfumée, à croire qu'elle le provoque.
« Vous voyez, Monsieur l'agent, ce misérable se croit tout permis »
Martin, le cœur chaviré, doit abandonner sa chimère. Pourtant un cours instant il y a cru, il l'avait déjà dévorée de toute son âme, l'avait caressée de sa main rugueuse. La mégère fière de son bon droit remet l'objet du délit à sa place, sans penser un seul instant qu'elle aurait pu la donner à ce pauvre homme innocent.
Les deux galopins s'empressent de prendre la fuite. Les courses pour maman attendront bien un peu. Le quartier n'est plus sûr. Ce jour là les pommes, tristes, brillèrent moins.
Cette scène a réellement eu lieu dans un vol de la compagnie British Airways entre Johannesburg et Londres.
• Une femme blanche, d'environ cinquante ans, s'assied à côté d'un noir.
•Visiblement perturbée, elle appelle l'hôtesse de 'air.
• L'hôtesse : "Quel est votre problème, Madame ?"
•La femme blanche : "Mais vous ne le voyez donc pas ? Vous m'avez placée à côté d'un noir.
•Je ne supporte pas de rester à côté d'un de ces êtres dégoûtants. Donnez-moi un autre siège, s'il vous plait!!".
•L'hôtesse : "Calmez-vous, presque toutes les places de ce vol sont prises. Je vais voir s'il y a une place disponible".
•L'hôtesse s'éloigne et revient quelques minutes plus tard....... "Madame, comme je le pensais, il n'y a plus aucune place libre dans la classe économique. J'ai parlé au commandant et il m'a confirmé qu'il n'y a plus de place dans la classe exécutive. Toutefois, nous avons encore une place en première classe".
•Avant que la dame puisse faire le moindre commentaire, l'hôtesse de l'air continue : "Il est tout à fait inhabituel dans notre compagnie de permettre à une personne de classe économique de s'asseoir en première classe.
•Mais, vu les circonstances, le commandant trouve qu'il serait scandaleux d'obliger quelqu'un à s'asseoir à côté d'une personne aussi répugnante".
•L'hôtesse se tourne vers le noir et lui dit :
"Donc, Monsieur, si vous le souhaitez, prenez votre bagage à main car un siège vous attend en première classe".
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Cher frère blanc,
•Quand je suis né, j'étais noir,
•Quand j'ai grandi, j'étais noir,
•Quand je vais au soleil, je suis noir,
•Quand j'ai peur, je suis noir,
•Quand je suis malade, je suis noir...
•Quand je mourrai, je serai noir....
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Tandis que toi, homme blanc...
•Quand tu es né tu étais rose,
•Quand tu as grandi, tu étais blanc,
•Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
•Quand tu as froid, tu es bleu,
•Quand tu as peur, tu es vert,
•Quand tu es malade, tu es jaune,
•Quand tu mourras, tu seras gris...
•Et après cela, tu as le toupet de m'appeler Homme de couleur.
Ventre plein n'a pas d'oreilles Pour écouter le cri de l'enfant affamé, Absorbé qu'il est par : Son niveau de vie Le prix de l'essence La femme du voisin, Qu'il dévore des yeux, Des yeux plus grands que le ventre
Ventre creux n'a pas d'oreilles Pour entendre l'oiseau s'égosiller A chanter sa joie de vivre Dans le matin parfumé D'effluves printaniers. Obsédé qu'il est à rêver D'une croûte de pain D'un déjeuner de soleil D'une fée belle à croquer.
Ventre plein, ventre creux, N'ont plus d'oreilles, Indifférents aux cris du poète enchaîné Torturé dans le secret d'une prison Pour avoir tendu l'oreille A l'écoute du monde, privé de liberté Pour avoir entendu Les râles d'agonie, Les gémissements de douleur, Les signaux de détresses, L'appel à la tendresse, La voix de l'espérance, L'enfant qui s'émerveille A l'aube d'un monde nouveau.
Ventre plein ... ventre creux N'ont plus d'oreilles à l'écoute du monde.
Reste bien tranquille, laisse Papy s'occuper de ta pitance.
La vie est trop dure dans le monde du travail !!!!!
Miaou
Travaillez ? C'est trop dur !
Nouvellement embauché Tu écoutes Stevie Wonder C'est ton premier jour de travail et tout est merveilleux
Apres 3 mois ... Tu ecoutes de la HOUSE Tu es tellement booké que tu ne sais pas si tu arrives au boulot ou si tu en pars
Apres 6 mois.... Tu écoutes duHeavy Metal Tu commences ton boulot à 7h30 et tu termines à 20h00
Apres 9 mois ..
Tu écoutes du Hip Hop Tu as grossi à cause du stress
Apres 1 an... Tu écoutes GANGSTA RAP ( Tu as mal à la tête , tu ne te rappelles plus le sens de ' bonne journée' , tu as toujours l'impression d'être tombé du lit et tu te gavesde caféine. A la fin, apres la deuxième année .. Tu écoutes de la Techno et tu es devenu ..un peu...complètement dingue
Bonne journée ! 1.Au diable les chiffres superflus... Y compris âge, poids et taille. Laissez les médecins s'en préoccuper. C'est pour cela que vous les payez. 2.Ne gardez que vos amis joyeux Les râleurs vous dépriment. (Gardez ça en tête si vous êtes l'un d'eux!) 3.Continuez à apprendre: Apprenez toujours plus sur les ordinateurs, les travaux manuels, le jardinage, qu'importe. Ne laissez jamais votre cerveau au repos. 'Un esprit vacant est l'atelier du diable.' Et le diable s'appelle Alzheimer! 4.Appréciez les choses simples 5.Riez souvent, longtemps et fort. Riez jusqu'à avoir le souffle coupé. Et si vous avez un ami qui vous fait rire, passez des heures et des heures avec elle/lui! 6.En cas de larmes: Souffrez, faites votre deuil et avancez. La seule personne qui est avec vous pour la vie, c'est vous. VIVEZ pendant que vous êtes en vie! 7.Entourez-vous de ce que vous adorez: Que ce soit famille, animaux domestiques, souvenirs, musique, plantes, hobbies, qu'importe. Votre maison est votre refuge. 8.Chérissez votre santé. Si elle est bonne, préservez-la. Si elle est instable, améliorez-la. Si cela dépasse vos forces, trouvez de l'aide. 9.Ne fréquentez pas les endroits où vous vous sentez mal. Faites plutôt les magasins, partez à l'étranger, mais nulle part où vous vous sentez coupable. 10.Dites aux gens que vous aimez que vous les aimez - à chaque occasion.
Et si vous n'envoyez pas ce message à au moins 4 personnes - qu'est-ce que ça peut faire? Mais parlez-en à quelqu'un.Et profitez de l'instant PRESENT
Chaque jour est un don, c'est pour çà qu'on l'appelle présent.
M.A. Estrella lors du concert à Macon en 2006 Clavier muet sur lequel M.A. Estrella jouait en prison avec la complicité d'un gardien.
Poème écrit pour Miguel Angel Estrela
En écoutant ton message Ta musique Je ne savais rien de ta vie de combat Rien .... Seulement Que pour les assoiffés de liberté Tu devenais le pianiste Aux mains enchaînées.
J'ai entendu ton nom Ton histoire, Et j'ai voulu participer A la chaîne d'amour Pour remplacer les chaînes de torture Qui te retenaient Cloué Dans les prisons d'Uruguay.
De loin, j'ai suivi ta route ......... Sur l'écran, soudain plus lumineux J'ai frémi d'émotion A la vue de tes mains courant sur le clavier Où chaque note s'envolait Légère Comme une colombe de paix.
Attentionil ne reste que quelques jours pour s'inscrire. COURS DU SOIR POUR LES HOMMES >VOUS ETES TOUS BIENVENUS > Note : En raison de la complexité et de la difficulté des cours, > seulement 8 participants seront acceptés pour chaque cours. > Le stage s'étend sur deux jours, et comprend les cours suivants : > >PREMIER JOUR > >PAPIER TOILETTE : POUSSE-T'IL TOUT SEUL SUR LES DISTRIBUTEURS ? >Table ronde > >DIFFERENCES ENTRE LE PANIER A LINGE ET LE SOL >Exercices pratiques avec paniers en osier > >ASSIETTES ET VERRES : PASSENT-ILS DE L'EVIER AU LAVE-VAISSELLE GRACEA LA LEVITATION ? >Débats - Intervention d'experts > >COMMENT TROUVER LES CHOSES >D'abord regarder au bon endroit avant de retourner la maison danstous les sens en poussant des cris de hyène - Forum > DEUXIEME JOUR > >BOUTEILLES DE LAITVIDES- DOIVENT-ELLES ALLER DANS LE FRIGO OU DANSLA POUBELLE ? >Groupes de discussion et jeux de rôle > >SANTE - LUI APPORTER DES FLEURS EST SANS RISQUE POUR VOTRE SANTE >Présentation Power Point > >DES HOMMES PERDUS DEMANDANT LEUR CHEMIN >Témoignage du seul homme l'ayant jamais fait > >EST-IL GENETIQUEMENT IMPOSSIBLE DE RESTER TRANQUILLE PENDANT QU'ELLE GARE LA VOITURE? >Simulation de conduite > >COMMENT ETRE LE COMPAGNON DE SHOPPING IDEAL >Exercices de relaxation , méditation et techniques de respiration > >SE RAPPELER DES DATES IMPORTANTES & PREVENIR QUAND VOUS AVEZ DU RETARD >Apporter son agenda au coursEt je rajouterais les modules facultatifs suivants:
LE FOOT N'EST PAS UNE RELIGION > Avec l'intervention de Monseigneur Papin
LIRE LE PROGRAMME AU LIEU DE S'EXCITER SUR LA ZAPETTE
Exercices pratiques de lecture accélérée du programme TV
FAIRE TOURNER UNE MACHINE
Exercices de traduction sur les boutons ON/ OFF, dosage du détergent sans utiliser une balance, apprendre à différencier la couleur blanche d'une quelconque autre couleur
BOIRE SANS SE DETRUIRE
Consultante Mme Hélène
fixer ses limites, boire avec modération, démontrer que boire un verre supplémentaire n'apporte rien de plus que les 10 autres précédents!
Et un module sur le sexe animé par Mme Bouvier : LE CORPS DE MA FEMME N'EST PAS FAIT QUE DE SEINS
«Maman, pourquoi aujourd'hui c'est la fête des bêtes et que la SPA veut que nous allions adopter des chiens ou des chats »
« Parce que dans ses refuges il y a plein de gentils animaux qui mériteraient d'avoir une maison et des câlins comme Fangio »
« On va aller adopter un chien ? »
« Toi ma vieille, je te vois venir » S'exclame Sébastien.
« Allons les enfants ne vous disputez pas. D'ailleurs nous n'avons nul besoin de chien, nous avons Fangio » S'impatiente le père.
« Maman, j'ai été sage cette semaine, papa avait dit que j'aurais une récompense »
« Ben, voyons, un chien n'est-ce pas, un chien pouilleux, sale, qui pue »
« Sébastien arrêtes à la fin, tu deviens désagréable »
« Ah oui ! C'est parce que vous ne savez pas ce que Laura a dans la tête. Elle veut … ça y est, elle chiale »
« Qu'est-ce que c'est encore cette histoire de chien ? Allez Laura dis-moi tout »
« D'abord c'est pas moi, c'est Fangio qui s'ennuie et qui voudrait un copain, même que déjà il en connaît un … »
« Qui pue, c'est bien ce que je dis »
« A la fin vous allez me dire ce que signifie cette histoire de chien … qui pue » Déclare le père en ouvrant la télé pourécouter les nouvelles.
Laura éclate en sanglots et sa mère va la rejoindre dans sa chambre. Ensemble elles examinent le problème de ce chien vagabond. La maman avait le cœur aussi tendre que celui de Laura. Les hommes ne comprennent jamais rien à la sensibilité des femmes adultes ou en devenir. Il fut convenu que la soupe de Fangio serait plus copieuse et que deux couvertures seraient mises à la disposition des deux compères dans la niche.
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Depuis que Laura a parlé avec sa maman, j'ai une vie de rêve, je mange, je dors, je me promène avec mon copain Fangio. Régulièrement les enfants lui font prendre un bain. Bien sûr j'y ai droit aussi. Vous allez penser que je suis un ingrat mais si je sens que toute la famille me considère avec sympathie, je n'arrive pas à être comme chez moi. Je voudrais avoir quelqu'un qui m'aime et que j'aimerais. L'autre jour j'ai revu Martin. Il portait le panier de madame Audoin. Souvent, je m'arrange pour me trouver sur son chemin. J'aimerais bien que …
Eh ! Les copains, c'est pas vrai, je divague Martin viens de me tendre un morceau de son casse-croûte.
Je lui lèche la main et s'il ne me chasse pas je … Eh vous savez quoi, il me caresse, Ouah ! Ouah ! C'est génial. Je vais raconter ça à Laura, je suis sûr que ça va lui faire plaisir.
Tous les jours je m'absente un moment pour aller saluer mes copains à la sortie de l'école, je les accompagne chez eux, puis je vais rejoindre Martin sur son lieu de travail. Il est très gentil Martin. Il n'y a pas que moi que m'en suis aperçu. La petite vendeuse de l'épicerie lui sourit. Je crois qu'ils sont amoureux. C'est comme moi j'ai le béguin pour Laura, elle est si jolie.
Un petit poisson, un petit oiseau s'aimaient d'amour tendre …
-Rien, juste je regarde. Ca sent bon ce que tu manges.-
-Tu veux goûter ?-
-C'est vrai, tu voudrais bien !-
-Ouais !-
-… -
-Eh ! doucement, tu manges tout, ma parole t'as pas mangé depuis des mois.-
-Pardonne-moi, je ne me suis pas rendu compte.
Nom d'un chien ! Voila que je me fais un copain et que je me conduis comme un sagouin. C'est malin. Heureusement ce n'est pas un chien des rues, il est bien élevé. Devant mon air confus il aboie d'un coup joyeux, « Ouaf » alors j'aboie avec lui « Ouaf ! » Que c'est bon. Pris d'une envie de rire nous aboyons ensemble comme des fous.
-Attention, on va se faire remarquer.-
En effet la lumière s'allume.
-Planque toi derrière ma niche, là dans le noir et arrête de gesticuler.-
Il en a de bonnes. Je suis si content que j'aimerais le crier sur les toits. Mais à ce moment là, la porte s'ouvre, un monsieur regarde de tous les côtés et s'exclame :
« Qu'est ce qui se passe Fangio »
Devant la gamelle vide Fangio prend un air dépité, quel comédien ! Décidément, je m'amuse ce soir.
« Quoi, tu n'as pas eu ta pâtée » Il remue la queue.
« Sébastien, ton chien a faim, tu l'as oublié ce soir, allez, fait vite »
« Mais papa, je t'assure que je lui ai fait sa soupe. Bon je te redonne une petite portion et après tu me laisses tranquille j'ai encore des devoirs à faire »
Qu'il est malin ce Fangio. Le voila qui avale la ration en deux coups de langue. Cette fois-ci il ne m'en propose pas. On ne sait jamais !
Dis donc quel palace ta niche ! Digne d'un prince. Fangio ne répond pas la quiétude d'un ventre plein le gagne. Il se love au fond de sa niche et je comprends que pour ce soir la fête est finie. Je repars vers ma vie de nomade. Comme chaque nuit je dégote un coin à l'abri du froid et rêve d'une vraie vie de chien.
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« Dis Sébastien pourquoi il nous suit ce chien ? Il est sale mais a l'air gentil. Tu crois qu'il est perdu ?»
« Allons dépêche toi on va être en retard à l'école. Et toi le cabot tu veux que j'te botte le derrière »
« Méchant, je vais le dire à maman que tu bats les animaux malheureux »
« T'es bien une fille, toujours à rapporter et à pleurnicher, tient, voila les copains »
Il vaut mieux que je taille la route encore une fois. A la mine des garnements je sens que ça va encore être ma fête. Salut la petite fille. J'aimerai bien te connaître et savoir ton prénom. T'es jolie tu sais. Voilà que je deviens poète. Je dois avoir de la température. Il faudrait que je me soigne.
En attendant l'urgent concerne la pitance. Avec leur manie de tout mettre dans des sacs en plastique pas moyen de savoir ce qu'il y a dans les poubelles. C'est plus une sinécure. D'autant que j'ai de la concurrence. Eh ! Oui, avec tous ces SDF les SNDT doivent partager. Si ce n'est pas une honte ! Pour les chats il y a toujours une mémère avec une boite remplie de restes. Pour les oiseaux, les amoureux des piafs, des mésanges et rossignols en tout genre leur mettent des graines. Les chevaux ont des enfants heureux de leur donner des croûtes de pains, moi les enfants me jettent des pierres. C'est pas juste ! Est-ce que c'est de ma faute si je suis sale, que je ne sens pas aussi bon que Fangio, que ma fourrure n'est pas aussi soyeuse que celle des minets ? Vous me trouvez bien amer ce matin ! C'est qu'hier au soir, j'ai redécouvert le goût du luxe. Ce matin la galère est d'autant plus dure.
Eh ! Mais je rêve, vous savez ce que je viens de voir ? Martin, un vagabond s'est fait sonner les cloches par une mégère parce qu'il avait volé une pomme. J'ai pas intérêt à traîner dans le coin. Cette fois-ci j'hallucine, alors que la harpie criait à s'époumoner, deux des garnements qui me poursuivent de leurs quolibets piquaient des carambars. Vous n'auriez pas pu prendre aussi un os pour moi pendant que vous y êtes. Si je les désignais à la vindicte de la force publique, ça me vengerait. (Vous avez vu, j'ai du vocabulaire, c'est qu'il me reste encore des souvenirs du temps où je vivais chez les notables.) Seulement, j'ai les crocs à dévorer un facteur mais pas à tâter du gringalet Allons faire un tour vers les immeubles là où les poubelles sont pleines.
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-Salut !-
-Reste pas là à me regarder comme si tu allais m'avaler tout cru –
-C'est que j'aimerais bien avoir une niche et de la soupe comme toi tous les soirs. –
-Arrête de te lamenter, tu devrais déjà prendre un bain, tu pues !
Il en a de bonnes le copain. Sûrement, il croit que c'est facile. Je vais bien de temps en temps me tremper dans la rivière mais si j'en ressors rafraîchi, je ne suis pas parfumé pour autant.
« Tiens t'as vu Sébastien, le chien d'hier est encore là. On dirait même qu'il fait ami ami avec Fangio »
« Ouais, j'ai vu, et alors »
« Rien »
« Magne, on goûte et on va promener Fangio et le baigner dans l'Yseron. » (Petite rivière longeant la vallée de Francheville)
« Attend, je prends une serviette pour frictionner Fangio »
« Tu veux que je te bichonne toi aussi. Mais il est crade ce chien. Sébastien tu as vu la serviette est toute noire, maman va encore crier »
« Tu lui diras que Fangio s'est roulé dans la boue »
-C'est ça, c'est de ma faute –
« Tu préfères que je lui dise que l'autre soir tu as partagé ta gamelle avec une cloche. J'ai bien compris depuis ton manège de l'autre soir »
Quand on est malheureux, que quelqu'un s'occupe de vous, si ce quelqu'un s'attire des histoires on est toujours gêné. Moi je voudrais rentrer en rampant le derrière en premier dans un trou de souris. Aussi c'est tout penaud que je quitte mes peut-être nouveaux amis : la petite fille surtout. Eh ! Vous savez pas, j'ai entendu sa mère l'appeler Laura ! C'est beau Laura … Laura … Laura…
Tuuut … tuuut …
Faut que j'arrête de rêver en traversant la rue, j'ai failli me faire écraser.
Parce que vous avez deux pattes et que vous vous moquez en me voyant, vous pensez que ça ne doit pas être drôle tous les jours la vie de chien. Ce n'est pas moi qui vous contredirais. Allez vous asseoir sur le banc qui est là-bas à l'écart sur la place du Chater à Francheville, je vais vous raconter mon histoire …
Pas le temps, trop tard, les gosses sortent de l'école et j'ai intérêt à tailler la route, car je suis leur souffre-douleur. Allez à plus tard.
Kaï, Kaï, Kaï … Qu'est ce que je disais, ils me lancent des pierres en poussant des cris ?
« Alors le kleps, on s'le fait c'marathon ? »
« T'as pas mangé aujourd'hui, prend c'cailloux ça t'tiendra au ventre »
« Hé, les gars arrêtez, laissez ce chien pouilleux, j'ai des bonbons » S'écrit une petite blondinette avec des couettes.
Elle est gentille, mais si elle n'avait pas dit chien pouilleux, j'aurai mieux aimé. Remarquez, elle n'a pas tout à fait tort, c'est vrai que je sens mauvais, que je suis maigre et que j'ai sûrement des puces. Mais enfin on a sa dignité !
Eh ! Qu'est-ce que t'as à m'regarder comme ça ? Tu veux ma photo, non mais des fois. Toutou à sa mémère, chienchien de famille. Il est bon le nonoss, elle est chaude l'eau du bain …
- :- :- :- :- :- :-
-Si ce chien n'était pas si sale, je lui aurais bien demandé de venir jouer avec moi à la balle. Il n'est pas seulement sale, il est hargneux. Tiens, j'entends les enfants qui rentrent de l'école, chouette je vais aller me promener. J'ai vraiment envie de me dégourdir les pattes.-
« Sébastien, t'as vu le pauvre chien comme il a l'air malheureux »
« Ouais ! T'arrives, j'ai faim et Fangio nous attend pour aller faire un tour à la rivière »
- :- :- :- :- :- :-
Moi aussi avant j'avais une maison avec une gentille maîtresse et tout et tout … Un jour je les ai vus tout triste. Alors j'ai écouté ce qu'ils se disaient.
« Ma chérie, c'est merveilleux cette promotion, le bébé va pouvoir avoir sa chambre dans notre nouvel appartement. Orléans est une petite ville mais plus grande que Francheville. Tu vas voir, tu te feras plein d'amies »
J'ai pas compris tout de suite ce que ça changerait pour moi, cette nouvelle si extraordinaire. J'avais bien des copains qui avaient vu débarquer un matin un petit paquet hurlant, puis gazouillant. Après une période de mise à l'écart la vie avait repris avec un compagnon de jeux en plus. Certains avaient changé de maison. Donc là rien de particulier, jusqu'au jour où j'entendis :
« Chéri, plus le temps approche, plus je suis triste à l'idée de devoir me séparer de Tommy »
Se séparer de moi (oui Tommy c'était moi). C'est ainsi que j'allais un beau matin dans une famille étrangère. Elle ne m'aima pas et moi je n'y fus jamais heureux. La maison se situait à une dizaine de kilomètres d'ici. Un jour de blues plus fort que les autres je me suis enfuis et maintenant me voilà S.N.D.T. (sans niche du tout).
Deuxième photo : Bonjour la France – Auberge de la Cascade
25 juillet 2008 – Puente la Reina – Souillac (Lot)
•Je peux m'octroyer un peu de repos mais à 6h30 je suis réveillée par des chants en l'honneur de Santiago (Saint Jacques dont c'est la fête) et des pèlerins qui partent vers Compostelle. Je saute du lit mais trop tard ... Alors tranquille je déjeune, je bois un café que m'offre le breton de Vannes. Bon Camino. Ultreïa. Pour moi c'est fini. Je vais à la messe à 9h à l'église de Santiago, puis me dirige vers l'arrêt du car. J'aurais pu le manquer malgré que j'avais 1h d'avance. Hier à l'OT le car était à 11h15. Je vais prendre un café devant l'arrêt. L'espagnol déjà vu depuis le Somport part pour León pour faire le Camino del Norte ((Irun, Bilbao, Santander, Gijón, Luarca, Ribadeo, Baamonde, Santiago) le long des côtes atlantique. Je lui demande où est l'arrêt pour Hendaye, il va se renseigner. « Oui c'est bien là !!! » me fait-il comprendre en espagnol. A 11h un car arrive en face. Je courre me renseigner, c'est mon car. Ouf !!! Dans le car je prends en photo un village Basque avant de passer la frontière. À Hendaye je prends le train pour Souillac via Bordeaux, via Périgueux, via Brive la Gaillarde, via Souillac, mais je suis philosophe, mes amis m'accueillent à l'Auberge de la Cascade où je passe une petite semaine. Ils sont artistes, je les ai connus à Lyon. Ce temps, entre le Chemin et mon retour à la vie de tous les jours est nécessaire. J'en profite comme une récompense. 31 juillet le train me ramène. Ma petite vient m'attendre à la gare. Il me faudra encore quelques jours pour vider et ranger mon sac. Mettre le récit de ce périple sur un diaporama me permet de marcher encore et encore dans ma tête.
• Lever 5h. Départ 6h après le petit déj. Dernier jour. Je pars avec M. J.A.et José. Le Camino passe à flan de colline, monte, descend continuellement. (alt.967m). Le Soleil se lève entre les tours de Yarnoz. Un arbre mort nous montre la direction. Bien vite je me retrouve seule. La plaine s'étend sur la droite. Après Tiebas le ronronnement conjoint de la RN, de l'A. et du Rail fait un bruit de fond. Perchées sur un rocher; des ruines vestiges du passé. Les sentiers se succèdent, je monte, je descends, attention les pieds, les jambes, les genoux, courage nous sommes bientôt arrivés. Puis passant sous l'A et sous les rails, j'arrive à Muruarte de Reta que je quitte pour un sentier perpendiculaire à canal de Navarre. Puis de piste blanche en Calle Major j'arrive à la Chapelle Santa Maria d'Eunate, église octogonale construite sur le modèle du Saint Sépulcre de Jérusalem et qui semblerait avoir fait partie d'un hôpital pour pèlerins. Encore un effort Puente la Reina est à quelques km. Arrivée au refuge pèlerins des Pères reparadores, je pose mon sac mes chaussures, rituel et vais visiter la ville, et me renseigner sur les cars pour le lendemain. La ville est en fête (païenne) Je vais manger quelques bocadillos dans le même café où en 2005 je m'étais arrêtée avec Philippe, Quelques emplettes, achats de cartes. Au gîte je retrouve Xavier et un espagnol déjà vu mais ni M. et J.A. ni Catherine, ni Angel, ils doivent être dans l'autre gîte. Je suis un peu triste. C'est le Camino. Rencontre d'un breton de Vannes. Diner sorti du sac. dodo
Première Photo : Mercedes et Juan Antonio s'apprête nt à passer le tunnel
Deuxième photo : Canyon
23 juillet 2008 – Sangüesa – Monreal
• Lever 4h30. Départ 5H30. Je me lève, prépare le café. Puis petit déj. Je pars avec M. et J.A. les Valençois suivront. Ils ont décidés de prendre une variante qui nous mène dans le canyon des gorges d'Arbayún et de Lumbier. De nuit nous longeons la RN jusqu'à Liédena, arrêt café puis entrons dans le canyon. Magnifique, un vautour tournoie dans le ciel bleu Pour rejoindre Lumbier nous devons passer deux tunnels, marcher dans le noir. On se guide avec nos bâtons le long de la paroi; heureusement qu'il n'y a pas eu de trous !!! Au bout du 2ème tunnel nous retrouvons les Valençois. A Lumbier ils s'arrêtent au resto pour casse-croûte, ils nous avaient doublés à notre pause. Petit chemin caillouteux jusqu'à Narduès, puis RN. Il fait chaud, le macadam fatigue les pieds. Mon guide n'indique pas cette variante, Mercedes a perdu le papier de cette étape, nous hésitons à monter dans la forêt par un chemin qui semble rallonger. Fin de l'étape sur une autoroute en construction. Ouf, le resto nous accueille après avoir posé nos sacs au refuge pèlerin. L'épicerie est fermée, notre hôte nous amène dans un local où nous pouvons faire quelques achats, le dépôt de pain ouvrira à 20h lorsque la boulangère sera revenue de la piscine !!! Une tornade se lève et fait tournoyer les feuilles. Je dîne avec Catherine, Angel et Xavier. Je confie à Catherine l'intention pour Compostelle de Nathalie et Emmanuel. Dodo
Première photo : Lac du barrage de Yesa au petit jour
Deuxième photo : Undues de Lerda
22 juillet 2008 – Ruesta - Sangüesa
• Lever 5h30. Départ 6h15. Les 5 esp. sont partis depuis 1/2h lorsqu'après avoir mangé un peu du petit déj. préparé par notre hôte, nous partons alors que le jour n'est pas encore levé. Je suis Mercedes et Juan-Antonio. Après une descente vers la rivière, le Camino serpente à travers les pins et monte, monte, monte. M. et J.A. sont partis. Arrêt à Undues de Lerda pour finir le casse-croûte et boire un café. Les Valençois sont là ainsi que M. et J.A. qui repartent les premiers. Je suis de près. C'est par des sentiers de craie blanche, quasiment rectilignes que j'arrive dans les faubourgs de Sangüesa. Je me crois dans une campagne avec des maisons clairsemées et je dois attendre de passer sous le pont de la RN pour découvrir la ville. Le gîte pèlerin est vite plein et les arrivants suivants doivent aller au camping. Rituel de soins, visite de la ville et bière au café où je dois presque secouer la patronne passionnée par la télé. Je retrouve Catherine, Angel les Valençois, M. et J.A. José. Catherine n'a rien dans son sac aussi je partage mes réserves nous cuisinons et dînons ensemble. Puis chacun regagne sa couchette et dodo.
• Lever 6h. Départ 6h45. Petit déj. pris en commun et en-cas préparés par nos hôtes pour la journée. Je pars avec le même groupe qu'hier sans 1, malade. Le soleil embrase la plaine. Camino très agréable, la chaleur est moins forte. Je me sens en bonne compagnie (Christina parle français !!!) et marche avec eux toute l'étape. Arrêt au bord de la route pour casse-croûte. Le Camino serpente de petits bourgs en petits bourgs visibles sur leurs promontoires. De petites routes en sentiers qui montent, descendent et recommencent. Nous passons au pied d'Artieda puis par un petit sentier qui monte raide nous cheminons dans la forêt. Arrivée au pied de Ruesta dont nous apercevons les ruines car ce village fut abandonné par ses habitants lors de la construction du barrage qui alimente le Rio Aragon, leurs terres ayant été inondées. Il ne vit que par et pour les pèlerins. Prise de lit à l'albergue Rituel accomplit, je vais avec 4 pèlerins au camping qui se trouve au bord d'une rivière. Ils se baignent, je photographie. Bonne détente. Je vois le couple de français qui visite le village et continue plus loin. Dîner pris en commun. Je suis assise à côté d'une jeune fille de Séville qui avec Paolo fait le Camino avec ses parents. Elle habite Lyon, son ami Nantes. Soirée très conviviale. Extinction des feux et dodo;
• Lever 5h. Départ 6h après picorage pris du sac. Je pars avec un groupe de 5 espagnols de Valence (dont Christina et Alban ainsi que Pépé le père de Ch. et deux amis dont 1 de 66 ans), pour partir car il fait encore nuit. Les jeunes continuent leur animation. La chaleur s'invite vite, le Camino en pointillé entre route et sentier. Je ne parle pas espagnol et eux pas français, la communication est difficile. On se quitte. A Santa Cilia rencontre d'un pèlerin kitch et de Mercedes et Juan Antonio (lui parle français ouf!!! Elle poco). Puis c'est par la colline qu'ils arrivent à Arrès et moi par la route. Arrès est perché sur la colline et la route monte raide. Les hospitaliers me doublent, me prennent mon sac, et je finis mon étape un peu plus légère. Le rituel puis l'effervescence avec l'arrivé et M. et J-A. Ch. et A. et Cie, Catherine (belge) et Angel (Français) (connus par les livres d'or), Xavier (esp) et bien d'autres. Nous sommes 20 (Visite du village, messe, dîner préparé par nos hôtes. Belle ambiance. Ensemble assistons au coucher du soleil. Le couple de français rencontré hier arrive. c'est complet, ils devraient aller plus loin sans crédentiale. Généreux, nos hôtes les accueillent quand même, matelas mis par terre !!! Dodo
• Lever 5h30. Départ 6H15. Après un petit déj. rapidement pris je pars en même temps d'un espagnol José. Pour redescendre le Somport à travers la montagne j'apprécie de ne pas être seul. Arrêt aux ruines de Sainte-Christine. Soudain la montagne s'enflamme. Puis chacun prend son allure. Le Camino longe le Rio Aragon, traverse Canfranc-Estacion et Canfranc-ville, pour entrer dans Villanuà. Puis le Camino en parallèle, longe la route. La chaleur est intense. Un sentier caillouteux qui fait mal aux chevilles me mène à Castillo de Jaca où une petite pause s'impose. Sont arrêtés des espagnols déjà vus et un couple de français qui fait quelques étapes, sans préparation ni crédentiale. Il faut repartir. Jaca m'attend. Je l'aborde par une grande allée ombragée, passe devant la citadelle et me dirige vers le refuge des pèlerins en suivant les coquilles incrustées dans le sol. Je dépose mon sac. Le polonais est là ainsi que José. Rituel accompli, je vais visiter la ville, la citadelle, la cathédrale, fais quelques emplettes. Jaca est une belle ville, ambiance espagnole, qui dure toute la nuit pour des jeunes. L'orage déverse aussi son concert ponctuer par un ronfleur aux tonalités diverses. C'est ça aussi le Camino.
• Lever 6h30. Départ 8h après petit déj. Le temps m'était annoncé « comme la veille » et surprise c'est grand beau ... Je traverse Borce pour retrouver bien vite la RN134. Prudence comme hier, mais pas de difficulté, la route monte doucement. En haut le fort de Portalet veille, puis le village d'Urdos me ramène sur la RN134 que je quitte pour grimper à flan de montagne sur un sentier au milieu de la forêt, dans le calme, que rien ne vient troubler le chantouilli d'un ruisseau. Puis un chemin très étroit parfois, de transhumance, me fait cheminer avec, en point de mire, les Pyrénées dont le sommet se rapproche à chaque pas, pour se trouver à mon niveau. Merci Père Joseph de m'avoir rassurée. A Peyrenère je traverse la RN134 et reprend un chemin à travers champ. Et c'est le Somport qui est là. Côté français le gîte de montagne est fermé, je passe directement en Espagne à l'albergue Aysa. 1polonais est déjà là. La barrière de la langue nous fait parler par écrit ou par geste. Nous allons boire un café en France. Le rituel accomplit nous profitons du paysage et du beau temps en flânant. Une famille de belge me donne deux rations de taboulé car ils font un circuit panier fourni. Je partage au dîner puis dodo jusqu'à ce qu'à 22h une horde d'Espagnols bruyants nous envahissent.
Ce site est dédié à mon hobby, qui est ma passion pour la peinture. Je présente mes cours aux beaux arts et quelques réflexions sur la peinture. Ma peinture me permet de m'évader et de correspondre avec des personnes qui commentent mon blog. Nous sommes devenus des amis (ies) virtuels
Des nus de plusieurs techniques, des paysages, des natures mortes, des portraits de personnes d'Afrique.Des poèmes les accompagneront ;
Je vous ferais découvrir toutes les visites que je fais en vous mettant un peu d'histoire de ces endroits et les photos que j'aurais prisent.
Vous découvrirez aussi le chemin de compostelle de Mounette une amie de Lyon et ses beaux poèmes.