Sainte Catherine de Ferbois est située entre L'indre et la Vienne sur un vaste plateau, aux sources de la Manse. Le 6 mars 1429, les habitants de Ste Catherine virent arriver par la route de Loches une petite troupe, accompagnée d'une jeune fille vêtue d'habits d'homme : c'était "Jeanne d'Arc".
( Entre TOURS et CHÂTELLERAULT )
Le Pont Girault » Esvres Sur Indre.
Reliant les deux communes de Saint-Branchs et d'Esvres, le Pont Girault enjambe l'Echandon : pont médiéval à une seule arche, il passe pour avoir été le lieu de passage de Jeanne d'Arc et de ses compagnons en route pour Chinon.
Ce pont à trois arches inégales en ogive est construit sur l'ancien chemin qui relie Amboise et Poitiers par Sainte Catherine de Ferbois. Il facilite alors le franchissement de la rivière l'Echandon par les « Jacquets » Pèlerins de la route d'Espagne vers Saint Jacques de Compostelle, qui devaient jusqu'alors traverser le cours d'eau à gué. Selon la légende, Jeanne d'Arc y passe pour aller chercher son épée dans l'église de Sainte Catherine.
Le pont est également nommé « Pont Géraur » ou « Pont aux Fées », en effet pendant la guerre de cent ans, le seigneur de Montchenain aurait voulu construire un pont pour traverser l'Echandon. Personne n'acceptant de le bâtir, il fait appel au « Petit peuple » des Fées, qu'il doit prier sans être aperçu des hommes. Il s'agenouille devant un très vieux chêne, demeure des « Dames Blanches » et prie. Pendant la nuit, les Fées se mettent au travail, mais la châtelaine ne voyant pas rentrer son mari, vient à sa rencontre. Les Fées disparaissent et le mauvais génie de l'eau en profite pour soulever le pont des ses épaules, ce qui en dessine la courbe.
Pour tous, ou presque, c'est le pont romain. Mais d'après de nombreuses personnes qui se sont renseignées sur son histoire, il n'a rien de cette époque. Il daterait du XVe siècle pour les uns, du XIIIe pour les autres. Alors pourquoi romain ? Peut-être parce qu'il a été construit là où se trouvait un ancien gué romain ou encore une voie romaine, comme l'explique le Dictionnaire des communes de Touraine : elle mesurait « douze pieds de large avec pavés et petits cailloux liés au mortier de chaux ». Le visiteur du XXIe siècle va découvrir un édifice qui a vécu. Des restes intéressants néanmoins comme cette arche encore debout et quelques vestiges qui témoignent du passé. Après l'écroulement du pont, écrit Pierre Audin dans « L'Indre en Touraine », « ses pierres ont servi à aménager un second gué, immédiatement contre les arches, en attendant une restauration qui ne vint jamais ». Aujourd'hui, le pont semble complètement à l'abandon, bien qu'il ait été inscrit à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1927. Une grosse tempête pourrait l'emporter, se dit-on en l'admirant. Dommage, car l'édifice a une histoire. C'est ce que précise Pascal Dubrisay, président des Amis du Pays lochois. La femme la plus connue de l'Histoire de France l'a en effet emprunté. A l'époque, explique-t-il, « il n'y avait pas de RD 943. Et Jeanne d'Arc a franchi ce pont pour aller rencontrer Charles VII (à Chinon) ». Ce pont de « L'Isle-Auger » est à voir. Imaginez qu'à l'origine, il faisait une soixantaine de mètres de long ! Ce vestige (chef-d'œuvre en péril, pourrait-on dire) mériterait une conservation réfléchie. Pourquoi un tel ouvrage est-il laissé pratiquement à l'abandon ?
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