Etape Châteaudun/Bonneval 25 km
Monelle a eu Mounette au téléphone qui m'a ensuite donné de ses nouvelles ;
Très contente de son parcourt elle couche chez l'habitant et ce soir elle sera l'invité d'un général.
Je ne sais pas si c'est un illustre général et combien d'étoiles il a, mais je pense que notre Mounette à déjà assez d'étoiles dans ses yeux, avec tout ce qu'elle voit sur sa route, pour ne pas se préoccuper du nombre cousu sur les épaulettes du général.
Bonneval
De tout temps, l'emplacement fut habité, mais la véritable histoire de Bonneval commence au IXème après que les dernières invasions barbares aient tout détruit.
Bona Vallis naît dans le sillon de l'abbaye fondée par Foulques en 857, chevalier et Charles en, Roi de Provence. Le broug croît et prospère, édifie des fortifications, ce qui ne l'empêchera d'être pillé pendant la guerre de 100 ans et détruit en partie aux guerres de religion.
A la Révolution, l'abbaye qui concourait à la richesse du bourg est vendue comme bien national pour devenir filature de coton, puis colonie agricole pour enfants abandonnés, puis asile et actuellement hôpital.
En l'an 911, l'abbaye de Bonneval eut à souffrir des invasions normandes et fut incendiée. Il faudra attendre une cinquantaine d'années pour assister à sa renaissance, œuvre d'Eudes, fils de Thibaut le Tricheur.
En l'an 1110, Louis VI, par politique, prit l'abbaye sous sa protection. Les XIIe et XIIIe siècles marquent l'apogée de l'abbaye de Bonneval.
La guerre de Cent Ans n'épargna pas l'abbaye. En l'an 1420, Henri V d'Angleterre est sous les murs de Bonneval et l'abbaye est une nouvelle fois pillée et incendiée. Elle ne se relèvera de ses ruines qu'à la fin du XVe siècle sous le gouvernement de René d'Illiers, évêque de Chartres. Il fit construire le logis abbatial sur des soubassements du XIIIe siècle.
En l'an 1568, le grand Condé, à la tête des protestants, attaqua le monastère qui fut en grande partie incendié.
À la Révolution, le domaine fut déclaré bien national et vendu à un négociant qui y installa une filature puis une fabrique de tapis.
Devenu propriétaire de l'abbaye en 1828, le conseil général y établit en 1845 une colonie agricole pour enfants abandonnés qui fit place, en 1861, à l'asile d'aliénés départemental.
En vous promenant dans la ville, vous apprécierez la quiétude qui semble régner ; parmi ce beau patrimoine architectural, notez les maisons anciennes des XIIIème et XVIème siècles, le logis abbatial du XVème, l'ancienne abbaye, l'église Notre Dame...
Et puis, mais vous ne pourrez les manquez, arrêtez-vous aux anciennes portes de la ville, la porte Saint Roch du XVème avec sa chapelle attenante et la tour du Roi, et la porte de Boisville du XIIIème. On entre dans la ville en les empruntant et en enjambant le Loir qui s'écoule enserrant la ville protégée par son enceinte...
Autour des fortifications de l'enceinte du centre historique, le Loir coule dans les fossés.
L'abondance de l'eau au cœur de la ville lui a valu le surnom de « petite Venise de la Beauce », à l'instar de Montargis, la petite Venise du Gâtinais, dans le département voisin, le Loiret.
On peut apprécier les fortifications depuis les canaux en faisant une promenade en barque électrique.
« De gueules, au lion d'or sur une terrasse de sinople, tenant une hallebarde d'or emmanchée de sable de la patte droite, et ayant sur la patte gauche un écusson d'azur à trois fleurs de lis d'or 2 et 1. »
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