étape de 34km, bien arrivée à chartres elle a eu de la pluie tout le long de la route et aujourd'hui sera une étape moins longue
EPERNON / CHARTRES
Etape de 34 km
L'ancienne capitale des Carnutes était, à l'époque gauloise, un des hauts lieux du culte druidique. Ruinée par les invasions normandes, Chartres fut la capitale d'un comté au Xe siècle. A la fin du XIIIe siècle, elle devint l'apanage de Charles de Valois. François ler l'érigea en duché en 1528. Louis XIV concéda le duché à la maison d'Orléans, dont l'héritier porta jusqu'à Louis-Philippe, le titre de "duc de Chartres".
La première cathédrale date de la fin du IVè siècle, mais on ne peut passer sous sillence les légendes qui voulaient faire remonter l'installation d'une cathédrale dès les premiers siècles.
A partir du Xè siècle, on raconte que saint Savinien et saint Potentien, au cours du IIè siècle, vinrent évangéliser le pays chartrain. Quirinus, magistrat romain, aurait fait massacrer les premiers chrétiens dont sa fille Modeste. Leurs corps auraient été ensuite jetés dans le puits de la crypte, dit des Saints-Forts.
Le contenu de cette légende évolue, et dans la vieille chronique (1389) on peut lire : « La dite Eglise, on l'affirme a été fondée avant la naissance du Christ, en l'honneur de la Vierge qui devait enfanter (Virgini Pariturae) et elle était gouvernée par les prêtres des idoles. Lorsque saint Altin et saint Eodald, envoyés de Sens par saint Savinien et saint Potentien, vers l'an 67, vinrent évangéliser Chartres, ils reconnurent que cette femme honorée là était Marie. Et, ils dressèrent en cet endroit une église chrétienne en l'honneur de la Vierge-Mère. » Au XVIème siècle, on parle pour la première fois d'une grotte druidique.
Plusieurs églises se sont succédées au cours de ces périodes très troublées. Ainsi après un raid des Vikings en 858, l'évêque Gislebert fit reconstruire son église, dont il subsiste la crypte Saint-Lubin, située sous le maître-autel, au plus profond niveau exploré.
Dédiée au culte marial, la cathédrale abritait un voile attribué à la Vierge Marie, connu également sous le nom de "Sainte Chemise", portée lors de la naissance du Christ. La légende rapporte aussi que l'évêque Gantelme déploya cette relique devant les armées de Rollon (911). A sa vue, les forces normandes s'enfuirent et le siège fut levé.
La cathédrale romane
Ruinée accidentellement par le feu en 1020, la cathédrale du IX" siècle fut immédiatement rebâtie par l'évêque Fulbert, mais sur un plan qui enveloppait l'édifice précédent. Sa crypte — la plus vaste de France — était presque achevée en 1024. Fulbert meurt en 1028. La dédicace de la cathédrale fut célébrée par son successeur, Thierry, le 17 octobre 1037.
En 1134, un incendie en ville, permit d'entreprendre, sur l'espace dégagé devant la cathédrale romane, la construction de deux tours et du portail Royal. Seule, la tour sud sera couverte d'une flèche en 1180.
Un nouvel incendie accidentel, survenu le 10 juin 1194, n'épargna que la façade, les tours et la crypte.
Dès le début du sinistre, des clercs, se réfugièrent, avec la "Sainte Chemise", sous le choeur dans la crypte Saint-Lubin. Après deux ou trois jours d'efforts pour déblayer, on éprouva la joie de retrouver indemnes les sauveteurs et leur précieux dépôt.
L'évêque et les chanoines décident d'abandonner une partie de leurs biens « afin de louer des ouvriers sachant bien travailler » et la reconstruction est entreprise dans l'enthousiasme. Le gros œuvre est presque terminé à la fin de 1220, soit un peu plus de vingt-six ans après la disparition de l'ancienne église.
Les vitraux se mettent en place et il ne restera plus à exécuter que les dernières sculptures des porches. Puis sera élevé le jubé et on gardera sans doute longtemps l'espoir d'achever les neuf tours projetées. La dédicace fut célébrée en octobre 1260.
La cathédrale depuis le XIIIème siècle à nos jours
Le XIVè siècle ajoutera la chapelle Saint-Piat; le XVè siècle, la chapelle Vendôme.
La contribution du XVIè siècle sera beaucoup plus importante; il créera la flèche flamboyante qui allait transformer la silhouette générale du monument; puis le pavillon de l'Horloge et la clôture du chœur.
Au XVIIIè siècle, les chanoines font disparaître le jubé du XIIIè siècle en 1763, mettent en place le maître-autel avec l'Assomption de Bridan en 1773, puis en 1788-1789, les bas-reliefs du chœur.
Le feu refit son apparition en 1836, dans le grand comble qu'on appelait la "forêt" ; il le détruisit entièrement. Une charpente métallique couverte de cuivre l'a remplacé.
La cathédrale avait été épargnée par les guerres de religion ; elle sortit presque indemne de la période révolutionnaire. Les vitraux avaient été démontés et mis à l'abri en 1918. Ils le furent une nouvelle fois en 1939 et ne subirent aucun dommage pendant ces deux guerres.
Sinon, la cathédrale constitue un chantier permanent de restauration et notre XXIè siècle a la chance d'admirer à Chartres, dans son intégrité ou peu s'en faut, ce qui, par son esprit, constitue une encyclopédie presque exhaustive de l'art chrétien de l'époque.
La cathédrale Notre-Dame de Chartres a été inscrite en 1979 par l'Unesco sur la liste du Patrimoine mondial de l'humanité.
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