• 11 juin – Olveiroa – Fisterra
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• Olveiroa : départ 5h45. Nous marchons dans le brouillard. Après un petit déjeuner pris dans un café Philippe part devant. A Hospital deux chemins : Cap Finistère où Muxia. Nous allons à Fis terra. Nous descendons par les pinèdes de l'Alto do Cruceiro da Amanda. En revenant du tertre de la Croix je tombe nez à nez avec Claudine et Mansour qui me demande si je suis perdue ? Non ! Nous marchons ensemble jusqu'à Fis terra. Mansour a fait une partie du Camino Frances en 2004 et a dû rentrer pour voir mourir sa mère 8 jours plus tard. Claudine lui a promis qu'il repartirait l'année suivante et même qu'elle l'accompagnerait. En reconnaissance et par amour il marche avec elle, même si elle marche plus lentement. Comme nous avons le même pas elle propose à son mari de marcher à son rythme. « non, ça n'a aucun intérêt !» Nous arrivons sur la côte au bord de l'Atlantique. D'abord à Cee, puis à Corcubion. A Sardinineiro nous prenons la promenade maritime près de la plage de Langosteira qui mène directement à Fis terra. Arrivée à 14h30 au gîte nous posons nos sacs et je vais me restaurer dans
• le café en face. Philippe arrive, il revient du phare, il veut saluer notre ami basque avant qu'il ne reparte.
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• Cap Finistère
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• Fis terra : Je désire aller au Phare sans le sac et en sandales. Philippe me dit de revenir à 17h à l'ouverture du gîte. Je croise Myriam qui vient avec moi. Nous sommes légères l'allégresse au cœur. Nous parlons à peine, goûtant sereinement le bonheur d'être là. « Je marcherais pendant des heures et des heures » dis-je à Myriam. Elle comprend. Elle me parle de son garçon et de son mari au Canada. Nous croisons Patrick qui veut venir avec nous. Myriam lui dit que nous préférons rester toutes les deux. Nous voilà au pied du phare. C'est très beau. Je jubile. Il me faut redescendre et laisser Myriam à sa méditation. Je passe devant l'église romane de Santa Maria das Areas. Je suis un peu en retard. Au retour Philippe m'annonce qu'il n'a pas retrouvé son sac déposé dans un réduit, fermé à clé, à son arrivée avant qu'il aille au Phare. Il est effondré, il a tout perdu, son sac (cadeau de retraite de ses collègues) avec tous ses vêtements, ses sandales, sa Compostella, sa crédentiale, ses photos du Camino France et Espagne son carnet de chèque et surtout son carnet de route où il notait tout, les adresses collectées. Il lui reste ce qu'il a sur lui, sa carte bancaire, sa carte d'identité, son billet d'avion, sa Fis terra (certificat de pèlerinage). Plus tard nous remontons au phare Je veux accomplir un rituel : brûler des vêtements (pyjamas, tee shirt ...). Je prend Philippe en Photo devant le calvaire. Autre action importante à faire : jeter tous les petits cailloux représentant les intentions qui m'ont été confiées à mon départ. Puis nous attendons que le soleil se couche. Lui aussi n'ose pas trop briller, il compatit. Philippe n'a pas faim je l'entraîne. Tout le monde est navré pour lui. Il lui reste ce qu'il a sur lui. Mansour lui donne un tee shirt et un short qu'il devait brûler. L'hôtesse a eu au fil le responsable du car qui retournait à Santiago à 16h. Personne n'a vu le sac. |