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Vendôme
Aux marges du domaine d'Anjou
En 1032, l'avènement de Geoffroy MARTEL, fils de Foulque NERRA, Comte d'Anjou, marque le début de l'influence politique angevine sur le comté de Vendôme. Au cours de la seconde moitié du XIIe siècle, la ville passe tour à tour aux mains d'Henri II Plantagenêt et de Philippe Auguste. L'enjeu territorial de luttes incessantes amène, sans aucun doute, au cours du XIVe siècle, les comtes de Vendôme et de Blois à délimiter leurs comtés respectifs.
Vendôme prend part à l'Histoire nationale, pendant les deux mois de procès d'un des Pairs de France. En effet, en 1458, au château, Charles VII fait dresser un « Lit de justice ». Le duc d'Alençon y est condamné pour collusion avec les Anglais. En accueillant ce tribunal, le Comte Jean VIII marque ainsi sa fidélité et son soutien au roi.
La Trinité de Vendôme, une abbaye puissante dès le XIe siècle
En 1371, après la mort du Comte Bouchard VII et de sa fille Jeanne, Catherine de Vendôme, leur sœur et tante, hérite du Comté de Vendôme. Son mariage avec Jean de Bourbon-la-Marche donne naissance à la Maison de Bourbon-Vendôme.
Cette dynastie marque l'histoire du comté puis duché à partir de 1515. Ainsi, la comtesse Marie de Luxembourg (1462-1546), fille de Pierre de Luxembourg et de Marguerite de Savoie, après la mort de son époux François de Bourbon, joue un rôle de mécène durant un demi-siècle. Elle préside à l'embellissement à Vendôme de la chapelle Saint-Jacques, la porte Saint-Georges, la collégiale du château et la reconstruction de l'église Saint-Martin.
Le 20 octobre 1548, Jeanne d'Albret (1548-1572) épouse Antoine de Bourbon (1537-1562), deuxième duc de Vendôme. Protestante, elle marque ses courts séjours en terre catholique vendômoise. En 1562, des huguenots profanent et pillent la collégiale Saint-Georges. Saccagée en 1793, cette véritable nécropole des Bourbons-Vendôme, au coeur de leur château, n'est aujourd'hui plus que ruines.
Henri IV va quant à lui faire le siège du château et de la ville alors aux mains des Ligueurs catholiques en novembre 1589.
Vendôme au coeur de l'Histoire révolutionnaire
Située à plus de 120 km de Paris, distance jugée nécessaire pour la sérénité d'un tribunal en période révolutionnaire, Vendôme reçoit la Haute Cour de justice pour le procès de Gracchus Babeuf, d'Augustin Darthé et leurs partisans. Finalement, les débats houleux qui animent, pendant plus de sept mois, les audiences (et la ville !) conduisent à l'exécution des deux principaux accusés et à la déportation de la plupart de leurs sympathisants. 1796 signe l'arrêt des meneurs de la « Conspiration des Egaux » mais leurs idées trouveront un renouveau après la Révolution de 1830
Gracchus Babeuf, un des meneurs de la « Conspiration des Egaux », jugé et exécuté à Vendôme en mai 1796.
Le bombardement du 15 juin 1940
Un lourd bilan humain (89 morts et plus de 200 blessés) marque ce violent événement. La physionomie du centre historique est bouleversée. Environ quatre hectares sont détruits par le bombardement et l'incendie qui s'en suivit. Le tribunal, le logis du gouverneur ainsi que de nombreuses maisons à colombages ont disparu. De nos jours, il reste encore une soixantaine de maisons à pans de bois bien souvent cachées derrière des enduits.
Légende d'illustration sur la place Vendôme à Paris
La célèbre place Vendôme doit son nom à l'ancien emplacement de l'hôtel particulier des ducs de Vendôme. A la fin du XVIIe, lors de l'aménagement de la place, il ne reste déjà plus trace de cet édifice construit au début du XVIIe siècle par les architectes Clément II Métezeau et Salomon de Brosse.
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