elle a fait une étape de 32 km et est arrivé à rambouillet
Une charte de 768 fait apparaître le nom de Rumbelitum. Un autre acte de 1153 évoque celui de Ranbolitum et mentionne la présence d'un château, au contact duquel le bourg attenant se développe. Une église est déjà attestée en 1052-1053, et en juin 1230 des défrichements sont organisés dans le massif de la forêt d'Yveline. La paroisse est alors peuplée de bûcherons, de fagotiers et de sabotiers.
Attirés par la forêt, différents souverains sont reçus au château par leurs vassaux. Le 31 mars 1547, François Ier y meurt.
Sous la Renaissance, les d'Angennes font poser l'escalier à noyau triangulaire voûté de briques et pierres. Ils aménagent aussi une grande salle aux parois de marbres languedociens, ultérieurement modifiée dans sa partie supérieure. Présents dans la vie paroissiale, ils ont leur enfeu dans la petite église Saint-Lubin, aujourd'hui disparue. Enfeu d'où provient la statue en marbre blanc de Nicolas (visible à l'hôtel de ville), vice-roi de Pologne, chargé du couronnement d'Henri III à Cracovie. La paroisse du 17e siècle, composée de 800 à 900 habitants entre 1642 et 1669, compte 3 à 15 mariages par an, 19 à 48 naissances, 20 à 40 morts. La Fronde verra le nombre de décès culminer en 1652, avec 93 disparus.
Le siècle de Louis XIV
La grande artère qui traverse le bourg à cette époque préfigure le tracé actuel du centre ville, et celui précisément des rues du Général-de-Gaulle et Raymond-Poincaré. Couvertes en tuiles ou en chaume, les maisons se distinguent par leur enseigne (le Cheval Rouge, la Truye qui file, le Heaume, l'Ecu, la Rose Blanche, le Mouton, le Cygne, le Lion d'Or, les Quatre Fils Aymon, la Croix Blanche, l'Image Notre-Dame, le Cheval Blanc, les Trois Rois, l'Image Saint-Jacques, le Chef Saint-Jean, le Dauphin, la Corne).
Érigé en marquisat en 1612, le domaine revient à Julie d'Angennes, fille de Charles d'Angennes et de Catherine de Vivonne dont elle anime un temps le salon parisien de l'hôtel de Rambouillet, rue Saint-Thomas du Louvre. Son mariage avec Charles de Sainte-Maure, duc de Montausier, le 13 juillet 1645, ne laisse pas imaginer les travaux prestigieux dont bénéficie le vieux castel de Rambouillet entre 1650 et 1660. François Le Vau travaille à l'aile du châtelet, disparue de nos jours, et la cour d'honneur est ouverte sur les perspectives du parc par la démolition de la muraille reliant l'ancienne porterie à la grosse tour. Le démantèlement du rempart urbain, cette simple muraille sans flanquement que l'on croit pouvoir dater du 16e siècle et expliquer par l'insécurité des Guerres de Religion, semble effectif à la même période.
A proximité du château, Montausier fait creuser un canal par Jean Roger et Jacques Chavanne, cureurs de rivière, selon les préceptes de Jacques Boyceau de la Barauderie qui recommande d'utiliser par des pièces d'eau les endroits marécageux. Jean-Baptiste de la Quintynie, créateur du potager de Louis XIV à Versailles, intervient aussi à Rambouillet.
Après la mort du duc de Montausier en 1690, une succession difficile, aggravée par des embarras financiers, conduit les héritiers à se défaire du domaine, lequel est cédé en 1699 à Jean-Baptiste Fleuriau d'Armenonville |