Au creux du grand lit
Lovée au creux de ce grand lit
Epuisé par des étreintes sans lendemain
Abruti de fatigue, Elle c'est endormie
Elle est sur que demain sera encore incertain
Recroquevillé tel un animal blessé
Aucun rêve bienheureux
Que des cauchemars qui la laisseront angoisser
Beaucoup d'hommes lui ont dit adieu
Elle ne sait pas les retenir
Ou ne veut pas ouvrir son cœur
par peur de l'amour, Pour ne pas souffrir
elle les repousse avec rancoeur
Un vent léger parcourt son corps
La faisant frissonner et trembler
Affaiblit par tous ses coups du sort
Et sa stupidité et sa culpabilité
A toute sa tristesse
Paumer vider
Telle une pauvresse
Qui enfin se laisse aller
peintrefiguratif
|